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«Les Quatre saisons» de Dompierre, bonne idée et grand succès

Le Devoir · mis à jour il y a 8 j

Francis Choinière et l’Orchestre FILMharmonique ont offert un concert vivant et inventif..

Nouveau cycle musical

L’article présente la création montréalaise des Quatre saisons du Québec de François Dompierre, un cycle musical inspiré des Quatre saisons de Vivaldi. Cette œuvre s’ajoute à un programme déjà établi associant les Quatre saisons de Vivaldi et celles de Piazzolla, créant ainsi un ensemble unique de trois cycles distincts. Cette initiative permet à l’Orchestre FILMharmonique, dirigé par Francis Choinière, de se démarquer sur la scène internationale, notamment lors d’une future tournée en Europe. Le concert, d’une durée de plus de 90 minutes, met en avant la violoniste Isabella d’Éloize Perron comme soliste, qui doit interpréter douze mouvements sans pause, ce qui représente un défi technique et physique important pour elle et l’orchestre.

Interprétation de la soliste

Isabella d’Éloize Perron, la violoniste soliste, a marqué le concert par son audace et son interprétation personnelle des œuvres. Bien qu’elle ait commis une erreur mineure dans le Finale de L’Été de Vivaldi, son engagement et sa prise de risques ont été salués. Son style romantique, marqué par une ornementation foisonnante et des effets sonores inattendus, a suscité des discussions sur la légitimité de son approche. Par exemple, elle a accéléré certains passages ou utilisé des pizzicati (technique où les cordes sont pincées au lieu d’être frottées) pour surprendre l’audience. Cependant, certaines libertés prises, comme l’ajout d’ornements avant l’exposition principale d’un thème ou l’utilisation d’effets sonores métallisés évoquant un climat glaciaire, relèvent davantage d’une interprétation moderne que d’une reconstitution historique des instruments de l’époque de Vivaldi.

Rôle de l'orchestre

L’Orchestre FILMharmonique, dirigé par Francis Choinière, a joué un rôle central dans la réussite du concert. Sous la direction de Guillaume Villeneuve, l’orchestre a su accompagner Isabella d’Éloize Perron avec une grande complicité, notamment dans les œuvres de Piazzolla. Les musiciens ont mis en valeur des détails techniques comme les glissandos (mouvements fluides des cordes entre deux notes), les clins d’œil à Vivaldi, et les solos de contrebasse et de violoncelle. Leur interprétation a permis de créer des contrastes dynamiques et des climats variés, renforçant l’impact émotionnel des trois cycles musicaux. Leur performance a été décrite comme précise et passionnée, contribuant à une soirée mémorable.

Originalité de Dompierre

François Dompierre a composé les Quatre saisons du Québec en s’inspirant du folklore québécois pour créer une identité musicale distincte. Son œuvre, qui s’étend du Rigaudon initial au Quadrille final, a été saluée pour son équilibre entre mélodie, rythme et longueur. Contrairement à une simple réinterprétation des saisons, Dompierre a intégré des éléments culturels locaux, comme des danses traditionnelles ou des thèmes évocateurs, pour donner une couleur unique à chaque saison. Cette approche rappelle celle de Leonid Desyatnikov, qui avait adapté des thèmes de Piazzolla pour créer les Quatre saisons de Buenos Aires. L’orchestre a défendu cette œuvre avec ferveur, soulignant sa pertinence et son originalité par rapport aux cycles classiques de Vivaldi et Piazzolla.

Ce que ça pourrait changer

Le concert des *Quatre saisons* a eu lieu le vendredi 11 septembre 2026 à la Maison symphonique de Montréal, avec Isabella d’Éloize Perron comme soliste et l’Orchestre FILMharmonique sous la direction de Francis Choinière. Cette création s’inscrit dans une tradition de concerts où les œuvres de Vivaldi et Piazzolla sont souvent associées. L’initiative de Dompierre permet de renouveler cette formule en ajoutant une dimension québécoise. Deux autres représentations sont prévues les 6 et 7 novembre 2026, offrant au public une nouvelle occasion de découvrir ce cycle musical innovant.

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