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Ces 40 000 préservatifs vendus ces derniers mois sont non conformes, alerte la France : dépistage et test de grossesse sont fortement recommandés

Presse-Citron · mis à jour il y a 10 j

Plusieurs références sont concernées, dont une marque française, vendues en ligne, en pharmacie ou dans des magasins Monoprix..

Préservatifs non conformes

Depuis plusieurs mois, environ 40 000 préservatifs non conformes ont été vendus en France, soit environ 1 000 boîtes. Ces produits, principalement écoulés en ligne via des marketplaces asiatiques, ne disposent pas du marquage CE, une certification obligatoire pour les produits commercialisés dans l'Union européenne. Ce marquage garantit que le produit respecte les exigences essentielles de sécurité et de santé. Sans lui, les préservatifs peuvent présenter deux risques majeurs : soit ils risquent d'éclater pendant l'utilisation, soit ils peuvent comporter des perforations invisibles à l'œil nu. Ces défauts exposent les utilisateurs à des risques graves, comme des infections sexuellement transmissibles (IST) ou des grossesses non désirées. Les autorités françaises ont identifié une trentaine de références concernées, dont certaines sont distribuées par des plateformes comme Amazon, des pharmacies, ou des enseignes comme Monoprix et Mademoiselle Bio.

Références et marques concernées

Parmi les marques et références de préservatifs non conformes, quatre se distinguent particulièrement : My Lubie, une marque française créée en 2020, spécialisée dans les produits intimes comme les préservatifs ultra-fins en latex naturel. Ces produits ont été commercialisés entre le 23 décembre 2025 et le 22 juin 2026. Les autres références concernées incluent Friday Bae, Okamoto (avec les modèles 003 et 002), et Sagami. Les autorités ont lancé des campagnes de rappel sur 260 000 unités de préservatifs appartenant à deux références, avant d'identifier les 40 000 unités supplémentaires mentionnées le 21 août. Ces produits ont été vendus via des canaux variés, allant des marketplaces en ligne aux pharmacies et boutiques spécialisées.

Risques pour la santé

Les préservatifs non conformes présentent des risques sanitaires majeurs pour les utilisateurs. D'une part, leur manque de fiabilité peut entraîner des perforations ou des ruptures pendant l'acte sexuel, exposant ainsi les partenaires à des infections sexuellement transmissibles (IST) comme le VIH, la chlamydia ou la gonorrhée. D'autre part, l'absence de protection efficace peut conduire à des grossesses non désirées. Les autorités recommandent donc aux personnes ayant utilisé ces préservatifs de réaliser un dépistage des IST et un test de grossesse en cas de retard de règles. Ces recommandations s'appliquent même si la date de péremption des produits concernés est lointaine, car le problème ne vient pas de leur durée de conservation, mais de leur non-conformité aux normes européennes.

Ce que ça pourrait changer

Face à cette situation, les autorités françaises ont pris plusieurs mesures. La **Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF)** et la **Direction Générale de la Santé (DGS)** ont identifié les produits non conformes et demandé leur retrait immédiat. Les marketplaces en ligne, principalement responsables de la vente de ces préservatifs, ont été informées et sommées de retirer les produits concernés. Les acheteurs ont également été invités à se manifester pour obtenir un remboursement ou un échange. Les autorités rappellent que seuls les préservatifs portant le **marquage CE** offrent une garantie de sécurité et de conformité aux normes européennes. Elles encouragent donc les consommateurs à vérifier systématiquement ce marquage avant tout achat.

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