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Généraliste

L’Association canadienne des journalistes dénonce «des piques» de PSPP envers les médias

Le Devoir · mis à jour 4 oct.

Samedi, le chef du Parti québécois a dénoncé des «questions inquisitoires» sur ses liens avec les États-Unis..

Contexte politique

L’article traite d’un épisode politique survenu en 2024, à l’approche des élections québécoises de 2026. Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (surnommé PSPP), a critiqué des articles de presse qui, selon lui, déformaient ses liens avec les États-Unis. Il a notamment évoqué un article du quotidien The Gazette qui, selon lui, utilisait une twist (une interprétation orientée) pour suggérer qu’il aurait tenté de rencontrer des responsables américains. PSPP a catégoriquement nié ces allégations, affirmant qu’aucune rencontre n’avait été planifiée avec le département d’État des États-Unis. Ce contexte s’inscrit dans une période de campagne électorale où les partis politiques cherchent à contrôler leur image médiatique.

Accusations contre les médias

Lors d’une conférence de presse tenue à Québec, PSPP a dénoncé ce qu’il a qualifié de questions inquisitoires (des questions perçues comme intrusives ou hostiles) sur ses liens avec les États-Unis. Il a également évoqué une manœuvre visant à l’associer à l’administration de Donald Trump, un ancien président américain. Plus tôt dans la semaine, lors d’une rencontre avec Le Devoir, il avait critiqué le système médiatique pour ce qu’il considère comme de la désinformation (la diffusion volontaire d’informations fausses) et de la distorsion (la modification de propos pour leur donner un sens différent) concernant ses déclarations sur les immigrants. PSPP a suggéré que ces pratiques avaient pour but de générer des clics (des visites sur les sites d’information) et d’avantager ses adversaires politiques, notamment le Parti libéral et Québec solidaire.

Réaction de l'ACJ

L’Association canadienne des journalistes (ACJ) a réagi aux propos de PSPP en publiant une déclaration écrite. Son président, Brent Jolly, a critiqué la stratégie du chef du PQ, qui consiste à rejeter la responsabilité de sa communication sur les journalistes. Selon Jolly, cette approche est aussi vieille que le monde (une expression pour dire qu’elle est récurrente dans le temps) et peu productive. Il a souligné que le rôle des journalistes dans une démocratie est de rapporter des faits et leur contexte, même s’ils sont dérangeants. L’ACJ a également noté que PSPP semblait davantage préoccupé par ses critiques envers les médias que par son discours auprès des électeurs québécois. La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) n’a pas souhaité commenter cette affaire.

Ce que ça pourrait changer

L’article met en lumière un débat plus large sur le rôle des médias dans une démocratie. D’un côté, les journalistes estiment qu’ils ont pour mission de vérifier et de contextualiser les informations, même si cela peut révéler des vérités inconfortables pour les personnalités politiques. De l’autre, les partis politiques peuvent percevoir certaines questions comme des attaques ou des tentatives de manipulation. Cette tension est particulièrement visible en période électorale, où la communication des candidats est sous haute surveillance. L’ACJ rappelle que, dans une démocratie, le public a le droit de recevoir une information fiable et vérifiée, même si celle-ci est critique envers les dirigeants.

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