NapseflowNapseflow
Généraliste

Gare aux «biais culturels» de l’IA, met en garde le chien de garde des langues officielles

Le Devoir · mis à jour il y a 28 j

Un recours généralisé à l’intelligence artificielle pourrait aussi malmener le français, prévient la commissaire..

IA et biais linguistiques

La commissaire aux langues officielles du Canada, Kelly Burke, met en garde contre les biais culturels et linguistiques que peuvent générer les outils d’intelligence artificielle (IA). Selon elle, ces systèmes s’appuient souvent sur des données principalement anglophones disponibles en ligne, ce qui peut fausser leurs réponses. Par exemple, une requête demandant une liste des dix meilleurs auteurs canadiens pourrait exclure les auteurs francophones ou bilingues, car l’IA ne les identifierait pas comme pertinents. Ces biais surviennent parce que les algorithmes d’IA sont entraînés à partir de contenus majoritairement produits en anglais, ce qui limite leur capacité à reconnaître la diversité linguistique et culturelle du Canada. Kelly Burke souligne que ces erreurs peuvent concerner non seulement le choix des références, mais aussi des aspects techniques comme la grammaire, la conjugaison ou la terminologie, particulièrement dans un contexte formel où la précision est cruciale.

Rôle du gouvernement

Kelly Burke rappelle que la Loi sur les langues officielles du Canada s’applique en permanence, même avec l’utilisation d’outils d’IA. Elle insiste sur le fait que le gouvernement fédéral ne peut contourner ses obligations linguistiques au nom de l’efficacité ou de la rapidité. Par exemple, les outils d’IA développés ou utilisés par les administrations publiques doivent être disponibles en français, tout comme les formations destinées aux fonctionnaires. La commissaire recommande également qu’une personne compétente supervise l’utilisation de ces outils pour éviter des erreurs graves, comme des fautes de sens, de typographie ou des lacunes dans la terminologie. Elle cite des exemples concrets où l’IA pourrait brouiller les codes culturels ou linguistiques, notamment dans des contextes professionnels où la précision est essentielle.

Recommandations clés

Le rapport annuel de Kelly Burke formule deux recommandations principales pour limiter les risques liés à l’IA. La première propose de former les fonctionnaires à repérer les biais culturels linguistiques dans les outils d’IA qu’ils utilisent, afin de garantir le respect des droits linguistiques. La seconde recommande d’imposer une formation aux gestionnaires, qui doivent superviser les employés dans la langue de leur choix. Ces mesures visent à corriger les manquements fréquents du gouvernement fédéral en matière de langues officielles au travail. Kelly Burke rappelle que le Commissariat aux langues officielles a reçu 4 110 plaintes recevables en 2024-2025, un chiffre stable d’une année à l’autre, mais qui reflète des lacunes persistantes dans l’application des obligations linguistiques.

Ce que ça pourrait changer

Kelly Burke, entrée en fonction en février 2026, a présenté son premier rapport annuel le 8 octobre 2026. Bien que ce rapport soit le sien, la majorité des enquêtes et conclusions proviennent de son prédécesseur, Raymond Théberge. Le printemps 2026 a été marqué par une augmentation significative des plaintes du public, notamment après une vidéo du PDG d’*Air Canada*, Michael Rousseau, en réaction à un accident mortel à l’aéroport LaGuardia à New York. Cette affaire a mis en lumière les enjeux liés à la communication en français dans un contexte professionnel, où les erreurs linguistiques peuvent avoir des conséquences graves. Le rapport souligne ainsi l’importance de maintenir une vigilance constante pour préserver le bilinguisme officiel du Canada.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.