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Le coût de la reconstruction au Népal évalué à 4, 78 milliards $US

Le Devoir · mis à jour il y a 9 j

Des milliers de personnes sont présentement contraintes à survivre dans des camps de fortune..

Catastrophe en Himalaya

Le 26 août 2026, une crue dévastatrice a frappé la région himalayenne à la frontière entre le Népal et la Chine. Cette catastrophe a été causée par l’effondrement d’un glacier et de roches, déclenchant une vague meurtrière qui a balayé plusieurs vallées. Le bilan provisoire fait état de plus de 1 400 morts et au moins 5 600 blessés dans les deux pays. Parmi les victimes figurent des centaines de touristes et de pèlerins étrangers, ainsi que des ouvriers travaillant sur des chantiers hydroélectriques ou des barrages au Népal. Les opérations de secours se poursuivent encore plus de deux semaines après l’événement, notamment dans des tunnels de sites hydroélectriques ensevelis sous la boue et les débris.

Dégâts matériels

La crue a causé d’énormes dégâts matériels au Népal. Des ponts, des routes, des habitations et des infrastructures ont été emportés ou sévèrement endommagés. Des milliers de personnes ont dû quitter leurs foyers pour se réfugier dans des camps de fortune, où elles survivent dans des conditions précaires. Les autorités népalaises estiment que la reconstruction coûtera environ 4,78 milliards de dollars américains, soit 6,63 milliards de dollars canadiens. Ce montant inclut 57,67 millions de dollars pour les opérations de secours immédiates et les six prochains mois, ainsi que 4,71 milliards pour la reconstruction à long terme. Une évaluation plus précise des dommages est encore en cours.

Bilan humain

Au Népal, les autorités ont récupéré 1 385 corps et comptent 5 130 personnes portées disparues. Au Tibet, en Chine, les médias d’État rapportent 43 morts et 519 disparus. Le bilan total provisoire s’élève donc à 1 428 morts et 5 649 disparus. Les recherches de survivants se concentrent notamment sur des zones isolées et des infrastructures hydroélectriques ensevelies. Les familles des victimes et les communautés locales font face à une situation humanitaire critique, marquée par l’incertitude et le deuil.

Responsabilité climatique

Le gouvernement népalais attribue la responsabilité de cette catastrophe au réchauffement climatique, qui accélère la fonte des glaciers dans l’Himalaya. Cette région, souvent appelée le toit du monde, est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Le Premier ministre népalais, Balendra Shah, s’exprimera lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York pour plaider en faveur de la justice climatique. Il mettra en avant les pertes humaines et matérielles subies par le Népal en raison des désastres liés au climat, espérant mobiliser une aide internationale.

Ce que ça pourrait changer

Le Népal a besoin d’une aide urgente pour financer la reconstruction et les secours. Le gouvernement a chiffré les besoins à 4,78 milliards de dollars américains, un montant colossal pour un pays en développement. Les fonds serviront à réparer les infrastructures, reconstruire les habitations et soutenir les populations affectées. Le Premier ministre Shah utilisera sa tribune à l’ONU pour sensibiliser la communauté internationale à cette crise et demander un soutien financier et technique. Cette catastrophe illustre les défis auxquels sont confrontés les pays les plus vulnérables face aux changements climatiques.

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