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Généraliste

La «séparation» du Québec menace les entreprises, plaide Milliard

Le Devoir · mis à jour 28 sept.

Les Chantiers Chibougamau seraient aussi fragilisés par la baisse de l’immigration envisagée par le PQ, illustre-t-il..

Contexte politique

L’article s’inscrit dans le cadre des élections générales québécoises de 2026, où deux partis s’affrontent : le Parti québécois (PQ), souverainiste, et le Parti libéral du Québec (PLQ), dirigé par Charles Milliard. Le PQ propose un projet d’indépendance du Québec, qui pourrait passer par un référendum (vote populaire pour ou contre la séparation du Québec du reste du Canada). Le PLQ, lui, s’oppose à cette idée et critique les politiques du PQ, notamment en matière d’immigration. Ces élections sont cruciales, car elles pourraient déterminer l’avenir économique et politique de la province.

Critique du PQ par le PLQ

Charles Milliard, chef du PLQ, accuse le PQ de menacer les entreprises québécoises comme Chantiers Chibougamau, un fabricant de matériaux de construction. Selon lui, le projet souverainiste du PQ créerait une instabilité économique et politique, tandis que ses politiques en immigration fragiliseraient davantage les entreprises. Milliard cite en exemple la volonté du PQ de réduire de moitié le nombre de travailleurs temporaires et d’étudiants étrangers, passant de 400 000 à une fourchette de 200 000 à 250 000 sur quatre ans. Cette réduction pourrait avoir des conséquences directes sur des secteurs comme la construction, où les travailleurs temporaires sont souvent indispensables.

Impact sur Chantiers Chibougamau

Chantiers Chibougamau, basé à Chibougamau (ville de la région de la Baie-James, au nord du Québec), emploie 160 travailleurs temporaires, dont 15 ont failli perdre leur emploi il y a quelques mois en raison de difficultés liées à l’immigration. Milliard craint qu’une politique migratoire plus restrictive du PQ ne provoque le départ d’une partie de ces travailleurs, aggravant la situation. Il évoque un scénario catastrophique où la moitié des employés temporaires quitteraient, mettant en péril la survie de l’entreprise. Cette situation illustre les tensions entre les besoins économiques locaux et les orientations politiques des partis en lice.

Politique migratoire du PQ

Le PQ, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, souhaite réduire le nombre de travailleurs temporaires (personnes venues travailler au Québec pour une durée limitée) et d’étudiants étrangers (étudiants en séjour temporaire). Actuellement, le Québec accueille environ 400 000 travailleurs temporaires et étudiants étrangers par an. Le parti propose de ramener ce nombre entre 200 000 et 250 000 d’ici quatre ans. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de mieux contrôler l’immigration et de privilégier l’intégration des nouveaux arrivants à long terme. Paul St-Pierre Plamondon doit également annoncer prochainement sa position sur les demandeurs d’asile (personnes fuyant leur pays et demandant une protection au Québec).

Ce que ça pourrait changer

La région de la **Baie-James**, où se trouve Chibougamau, est un territoire éloigné et peu peuplé, mais riche en ressources naturelles. Les entreprises locales, comme Chantiers Chibougamau, dépendent souvent de travailleurs temporaires pour pallier le manque de main-d’œuvre locale. Une réduction de l’immigration temporaire pourrait donc avoir des répercussions majeures sur l’économie régionale, notamment en termes d’emplois et de croissance. Milliard souligne que cette situation n’est pas isolée et pourrait se reproduire dans d’autres secteurs ou régions du Québec, fragilisant davantage l’économie provinciale.

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