NapseflowNapseflow
Géopolitique

Après les midterms, la politique internationale de Trump va devenir encore plus déjantée

Le Grand Continent · mis à jour il y a 16 j

L’un des meilleurs spécialistes américains des relations internationales démonte les idées reçues et les faux espoirs L’article Après les midterms, la politique internationale de Trump va devenir encore plus déjantée est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Midterms et politique étrangère

Les élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues en 2026, pourraient modifier l'équilibre politique au Congrès. Cependant, selon l'auteure Alice Deschamps, ces élections n'auront probablement que peu d'impact sur la politique étrangère de Donald Trump. En effet, le Congrès américain a traditionnellement peu de pouvoir sur les décisions internationales prises par le président. Même en cas de victoire démocrate, les changements seraient limités à des enquêtes ou des confrontations politiques, sans véritable changement de cap dans les relations internationales. Trump conserverait donc une grande liberté d'action dans ce domaine.

Trump plus vulnérable

Donald Trump, en cas de défaite ou d'affaiblissement politique après les midterms, pourrait adopter une politique étrangère encore plus radicale. L'auteure souligne que Trump est obsédé par son héritage historique et cherche à marquer l'histoire par des actions spectaculaires. Après des échecs comme la guerre contre l'Iran ou l'annexion du Groenland, il pourrait tenter une nouvelle opération, comme un renversement du gouvernement cubain avant la fin de son mandat. Cette quête de légitimité historique pourrait le pousser à des décisions imprévisibles et risquées sur la scène internationale.

Rapprochement avec Poutine

Trump a récemment adopté une posture plus conciliante envers la Russie de Vladimir Poutine, notamment en négociant un accord sur les exportations de diesel russe. Cette décision s'inscrit dans un contexte électoral difficile pour les républicains, marqués par une hausse du coût de la vie, en particulier des prix de l'essence et du diesel. Trump a également suspendu l'application de nouvelles sanctions contre la Russie, ce qui a provoqué des tensions avec l'Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a critiqué cet accord, mais Trump, connu pour sa sensibilité aux critiques, a réagi en s'en prenant à l'Ukraine, aggravant ainsi la situation.

Limites du dialogue avec Moscou

Bien que le dialogue avec Poutine soit considéré comme nécessaire par certains, la manière dont Trump le mène est jugée inefficace. Les négociations entre Trump et Poutine n'aboutissent à aucun résultat concret, comme en témoignent les attaques répétées de drones russes sur l'Ukraine après leurs discussions. L'auteure souligne que pour qu'un accord soit possible, il faudrait que Trump convainque Poutine que la Russie ne peut pas atteindre ses objectifs militaires en Ukraine. Cela nécessiterait un soutien accru à l'Ukraine, notamment en lui fournissant davantage d'armes, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Impact sur l'OTAN

Malgré les critiques de Trump envers l'OTAN et ses alliés, l'organisation reste solide. L'auteure explique que Trump a affaibli la confiance dans les alliances américaines, mais que les effectifs militaires américains en Europe et en Asie n'ont pas diminué. Environ 80 000 soldats américains sont toujours stationnés en Europe, et les effectifs au Moyen-Orient ont même augmenté. Cependant, la rhétorique de Trump a semé le doute chez les alliés, comme en témoigne le fait que la Chine est désormais perçue plus positivement que les États-Unis dans le monde, une première depuis vingt ans.

Désordre géopolitique

L'auteure décrit l'état actuel des relations internationales comme marqué par un désordre sans précédent. Les tensions géopolitiques sont à leur paroxysme, avec des conflits persistants comme la guerre en Ukraine et l'instabilité au Moyen-Orient. Ce désordre est attribué à la redistribution du pouvoir mondial et à l'érosion des démocraties libérales. L'auteure compare cette période à la fin du XIXe siècle, marquée par des bouleversements économiques et des rivalités entre puissances, qui ont conduit à deux guerres mondiales. Elle craint que cette instabilité ne débouche sur un conflit similaire si aucune réorganisation n'est entreprise.

Crise du système politique

Les États-Unis traversent une crise politique profonde, avec un Congrès dysfonctionnel et un centre politique érodé. L'auteure souligne que cette situation n'est pas uniquement imputable à Trump, mais reflète un dysfonctionnement plus large du système américain. Même en cas de victoire démocrate en 2028, les alliés des États-Unis devraient se préparer à une possible instabilité prolongée. La reconstruction du centre politique américain passerait par des politiques économiques progressistes, comme des crèches gratuites, une aide aux personnes âgées et une hausse des impôts sur les plus riches et les entreprises, afin de réduire les inégalités et de relancer la classe moyenne.

Échec de la réindustrialisation

Les promesses de réindustrialisation des États-Unis, portées à la fois par les républicains (avec des droits de douane) et les démocrates (avec l'Inflation Reduction Act), n'ont pas abouti. Bien que de nouvelles usines, comme celle de semi-conducteurs de TSMC en Arizona, aient été construites, elles n'emploient que quelques milliers de personnes. L'auteure explique que 80 % ou plus de la main-d'œuvre américaine travaille dans le secteur des services, et que ces emplois ne reviendront pas dans l'industrie manufacturière. Elle souligne la nécessité de former les travailleurs aux métiers de demain, qui seront principalement dans les services et les technologies, plutôt que de miser sur une réindustrialisation illusoire.

Ce que ça pourrait changer

L'auteure utilise la formule de Gramsci pour décrire la période actuelle : *« l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés. »* Elle explique que l'ordre international libéral est en train de s'effondrer, mais qu'aucune vision alternative n'a encore émergé. Trump est décrit comme un « démolisseur » plutôt qu'un architecte, ayant contribué à l'effondrement du système sans proposer de solution de remplacement. La tâche qui attend les acteurs internationaux est donc de reconstruire un système fonctionnel, une fois les décombres de l'ancien ordre dispersés.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.