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L’Iran menace d’étendre le conflit « jusqu’à l’océan Indien »

ICI Radio-Canada · mis à jour 24 sept.

C’est un conseiller du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei qui a tenu ces propos cités par l'agence Fars..

Menace d'escalade iranienne

Un conseiller du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a averti que l'Iran pourrait étendre le conflit en cours bien au-delà de ses frontières actuelles. Yahya Rahim Safavi, ce conseiller, a déclaré dans une vidéo diffusée le 23 septembre 2026 que si les États-Unis reprenaient leurs frappes contre l'Iran, la guerre pourrait s'étendre jusqu'à l'océan Indien. Cette menace marque une escalade dans les tensions régionales, car l'océan Indien abrite des bases militaires stratégiques américaines et britanniques, comme celle de Diego Garcia, située à près de 4 000 kilomètres des côtes iraniennes. Jusqu'à présent, le conflit concernait principalement le golfe Persique, le détroit d'Ormuz et la mer Rouge, où les Houthis, un groupe armé yéménite soutenu par l'Iran, ont pris le contrôle de zones clés comme le détroit de Bab el-Mandeb.

Contexte géopolitique tendu

Le conflit actuel oppose l'Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël, avec des frappes et des représailles depuis plusieurs mois. Le détroit d'Ormuz, une voie navigable cruciale, est au cœur des tensions : avant la guerre, environ 20 % du pétrole mondial transitaient par ce détroit, reliant le golfe Persique à l'océan Indien. L'Iran et les États-Unis se disputent son contrôle, ce qui en fait un point de friction majeur. Parallèlement, les Houthis, un mouvement armé basé au Yémen, ont récemment renforcé leur position sur la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb, une route maritime essentielle reliant l'Asie à l'Europe via le canal de Suez. L'Iran soutient militairement les Houthis, bien qu'il démente toute implication directe dans leurs actions.

Conditions iraniennes pour la paix

Les négociations entre l'Iran et les États-Unis sont actuellement dans l'impasse depuis juillet 2026, date à laquelle un protocole d'accord a été rompu. Lors de pourparlers tenus à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU le 23 septembre 2026, l'Iran a présenté sept conditions pour mettre fin au conflit. Parmi celles-ci figurent la levée des sanctions économiques américaines qui pèsent sur l'économie iranienne, le déblocage de ses avoirs gelés à l'étranger, et la fin des hostilités au Yémen. Ces exigences reflètent les demandes pressantes de l'Iran pour obtenir un soulagement économique et une reconnaissance de son influence régionale, notamment via ses alliés comme les Houthis.

Ce que ça pourrait changer

Les déclarations de l'Iran interviennent dans un contexte où les bases militaires américaines dans la région jouent un rôle clé. La base de Diego Garcia, située dans l'océan Indien, est un point stratégique pour les opérations américaines, à près de 4 000 kilomètres des côtes iraniennes. Le contrôle des détroits comme celui d'Ormuz ou de Bab el-Mandeb est vital pour le commerce mondial, notamment pour le transport de pétrole. Toute escalade militaire dans ces zones pourrait perturber gravement les routes maritimes et aggraver les tensions entre les grandes puissances. Les Gardiens de la révolution, une force paramilitaire iranienne, ont également réitéré leurs exigences, insistant sur la fin des hostilités au Yémen comme préalable à toute négociation.

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