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Généraliste

Comment les lecteurs du «Devoir» boycottent les produits américains

Le Devoir · mis à jour il y a 7 j

Les nouveaux tarifs de Donald Trump incitent plusieurs lecteurs à acheter encore plus local… quitte à payer plus cher..

Origine du boycott

L’article présente les témoignages de lecteurs du journal Le Devoir, un quotidien francophone québécois, qui ont décidé de boycotter les produits américains depuis l’imposition de nouveaux tarifs douaniers entre le Canada et les États-Unis. Ces tarifs, mis en place sous l’administration de Donald Trump (mentionné comme Trump 2.0 dans l’article), ont été perçus comme une provocation par ces consommateurs. Le boycott ne se limite pas aux biens physiques, mais s’étend aussi aux services en ligne comme Amazon, Uber ou les plateformes de diffusion en continu. Les répondants soulignent que leur motivation est à la fois politique et économique : ils souhaitent soutenir l’économie locale et exprimer leur désaccord avec les politiques américaines. Certains évoquent même un sentiment de guerre économique, justifiant leur choix par un acte citoyen : « voter avec son argent ».

Stratégies des consommateurs

Les lecteurs interrogés ont adopté des stratégies variées pour éviter les produits américains. La plupart vérifient systématiquement l’étiquette Made in USA ou, à défaut, supposent qu’un produit non étiqueté est américain. Ils privilégient les alternatives locales, québécoises ou canadiennes, voire mexicaines ou européennes, même si cela implique de payer plus cher. Par exemple, un shampoing américain peut être remplacé par un produit canadien de Colombie-Britannique, ou des raisins californiens par des fruits ontariens. Certains vont jusqu’à analyser la propriété de l’entreprise : une marque détenue par des Américains est boycottée, même si le produit est fabriqué ailleurs. Les répondants reconnaissent que ces changements entraînent une hausse des dépenses et une modification des habitudes de consommation, mais ils estiment que le jeu en vaut la chandelle pour soutenir la souveraineté économique.

Difficultés rencontrées

Malgré leur détermination, les consommateurs rencontrent des obstacles majeurs. Certains produits ou services n’ont pas d’équivalent local ou canadien, comme des pièces détachées pour un iPad ou des morceaux de bois pour barbecue, souvent fabriqués aux États-Unis. Les répondants doivent alors soit se priver, soit reporter leur achat. Les produits alimentaires en hiver posent aussi problème, car les alternatives locales sont limitées. Par ailleurs, les prix plus élevés des produits québécois ou canadiens poussent certains à réduire leur consommation, même si cela signifie acheter moins. Les témoignages montrent que la vigilance est constante, avec des rechutes occasionnelles, mais une reprise rapide de la discipline dès qu’un nouveau tarif douanier est annoncé.

Impact sur les voyages

Le boycott s’étend aux voyages aux États-Unis, perçus comme un soutien indirect à l’économie américaine. Plusieurs répondants ont annulé des projets de retraite ou de vacances aux États-Unis depuis l’élection de Donald Trump en 2024. Par exemple, un couple avait prévu un voyage en voilier vers Chicago et le sud des États-Unis, mais a finalement navigué sur le lac Huron au Canada. D’autres ont remplacé des destinations américaines comme les Adirondacks par des régions québécoises (Charlevoix, Gaspésie) ou françaises. Les vêtements sont désormais achetés chez des marques locales comme Indyeva, Quartz ou Lasclay. Ces choix reflètent une volonté de réduire toute dépense au profit des États-Unis, même si cela implique des compromis sur le confort ou la praticité.

Ce que ça pourrait changer

Les consommateurs justifient leur boycott par un mélange de patriotisme économique et de rejet des politiques américaines. Certains évoquent une *incompréhension* face à ceux qui ne changent pas leurs habitudes, tandis que d’autres soulignent leur chance de pouvoir se permettre d’acheter local malgré les coûts supplémentaires. La confiance envers les États-Unis est perçue comme durablement ébranlée : un répondant estime qu’il faudra *« au moins une génération »* pour la rétablir, en raison du soutien d’un tiers des Américains aux politiques de *Trump*. Cependant, les limites du boycott sont aussi reconnues : certains produits restent indispensables, et les alternatives ne sont pas toujours disponibles ou abordables. Malgré ces défis, les consommateurs maintiennent leur engagement, voyant dans leur démarche une contribution individuelle à un mouvement plus large.

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