NapseflowNapseflow
Généraliste

La Vérif : PSPP peut-il vraiment bonifier les services tout en réduisant la bureaucratie?

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 2 j

Le Parti québécois propose une croissance des dépenses de 1,9 % en cinq ans..

PSPP et réduction bureaucratie

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), affirme que son parti peut bonifier les services publics tout en réduisant la bureaucratie au Québec. Selon lui, la Coalition avenir Québec (CAQ) aurait alourdi inutilement l’administration publique pendant huit ans, et le PQ propose de supprimer ces lourdeurs sans toucher aux services offerts à la population. Il promet une croissance des dépenses publiques de seulement 1,9 % sur cinq ans, un taux historiquement bas depuis l’adoption de la Loi sur l’équilibre budgétaire en 1996. Cependant, ce chiffre est contesté par des experts comme Luc Godbout, titulaire de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, qui souligne que même ce taux de croissance reste inférieur à la moyenne historique des dépenses publiques québécoises.

Croissance dépenses publiques

Le PQ prévoit une augmentation des dépenses publiques de 1,9 % par année sur cinq ans, un rythme qualifié de « du jamais vu en 30 ans » par Luc Godbout. Pour comparaison, le taux de croissance annuel moyen des dépenses de portefeuilles publics au Québec a été de 2,5 % entre 2011 et 2017, et le ministère des Finances du Québec anticipait une croissance de 2,2 % sur quatre ans dans son dernier rapport préélectoral. Le Vérificateur général du Québec (VGQ) a d’ailleurs mis en garde contre les risques que de tels niveaux de croissance pourraient entraîner, notamment une réduction des services publics ou une diminution de l’intervention de l’État dans certains secteurs. Cette croissance ralentie pourrait aussi se traduire par une baisse du nombre d’employés dans le secteur public.

Réduction masse salariale

Pour atteindre ses objectifs d’économies, le PQ compte réaliser jusqu’à 1,6 milliard de dollars d’économies annuelles en réduisant de 2,5 % la masse salariale de l’État. Selon les calculs du parti, chaque poste équivalent temps plein (ETC) coûte environ 100 000 $ par année à l’État, incluant les cotisations de l’employeur. Cela signifie que environ 16 000 postes pourraient être supprimés, principalement par attrition (non-remplacement des départs à la retraite ou des départs volontaires). Paul St-Pierre Plamondon et Nicolas Marceau, candidat du PQ, ont refusé de préciser le nombre exact de postes menacés. À titre de comparaison, sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard, le nombre net de postes dans la fonction publique avait légèrement augmenté.

Comparaison partis politiques

Le risque de réduction des services publics ou de l’intervention de l’État ne concerne pas uniquement le PQ. Trois autres partis politiques québécois proposent des taux de croissance des dépenses publiques inférieurs ou égaux à 2,2 % : le Parti conservateur du Québec (0,7 %), le Parti libéral du Québec (2,2 %) et la Coalition avenir Québec (2,4 %). Le VGQ a souligné que de tels niveaux de croissance pourraient avoir des conséquences sur les services à la population, notamment dans des secteurs comme l’éducation ou les services sociaux. La CAQ suit de près avec un taux de 2,4 %, mais elle n’est pas épargnée par ces mises en garde.

Santé et dépenses publiques

Le PQ affirme que le secteur de la santé serait épargné par d’éventuelles coupures et promet même une augmentation des dépenses dans ce domaine. Cependant, le parti n’a pas précisé le montant exact de cette hausse dans son cadre financier, présenté par Nicolas Marceau. Lors d’une conférence de presse, Marceau a confirmé que les dépenses en santé ne figuraient pas dans le document, précisant que ces choix seraient faits une fois au gouvernement. Seule une estimation a été donnée : les ordres de grandeur sont disponibles, mais pas les répartitions par ministère. À l’inverse, le Parti libéral du Québec a chiffré une croissance des dépenses en santé de 5 % s’il était porté au pouvoir.

Ce que ça pourrait changer

Paul St-Pierre Plamondon critique la *CAQ* pour avoir fait « grossir la bureaucratie de 24 % » en huit ans. Cependant, cette affirmation est jugée **inexacte** par les vérificateurs. En réalité, l’augmentation de la bureaucratie s’élève à **22 % entre 2018 et 2025**. La confusion vient du fait que le PQ a utilisé deux méthodes différentes pour calculer le nombre d’employés dans la fonction publique et le secteur parapublic. La première méthode inclut l’ensemble des salariés de l’État, tandis que la seconde exclut certains employés, comme ceux des réseaux de l’*Université du Québec* ou des écoles des nations autochtones. Le PQ a utilisé le chiffre le plus bas (499 074 employés en 2018-2019) pour comparer avec le chiffre le plus élevé (624 711 en 2024-2025), ce qui fausse la perception de l’augmentation réelle.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.