iPhone pliant, randonnée mal indiquée sur Google Maps
Apple qui confirme accidentellement l'iPhone pliant, Google Maps qui annonce 5 heures pour une randonnée de 14 heures, mais qui se rattrape en aidant à suivre la localisation des feux en France ; c'étaient les sujets que vous avez le plus lus cette semaine dans la rubrique Tech de Numerama. Voici le récap' !.
Apple a présenté cette semaine un prototype d’iPhone pliable, un smartphone dont l’écran peut se replier pour gagner en compacité. Ce type d’appareil, encore rare sur le marché, combine les avantages d’un téléphone classique et d’une tablette. Contrairement aux modèles rigides, l’écran flexible permet de passer d’un format compact à un écran plus grand en quelques secondes. Les rumeurs évoquent un écran de 8 pouces une fois déplié, contre 6 pouces en position fermée. Apple n’a pas encore confirmé de date de sortie ni de prix, mais ce projet s’inscrit dans une stratégie de diversification face à la concurrence, notamment celle des marques chinoises comme Huawei ou Samsung, qui proposent déjà des smartphones pliants. Les analystes estiment que ce produit pourrait coûter entre 1 500 € et 2 000 € à son lancement, en raison des coûts élevés des écrans OLED flexibles.
Une erreur de cartographie sur Google Maps a mis en danger des randonneurs en France cette semaine. Le sentier de grande randonnée GR20, en Corse, a été mal indiqué sur l’application, redirigeant les utilisateurs vers des zones dangereuses ou inaccessibles. Cette faille illustre les limites des algorithmes de cartographie automatique, qui s’appuient sur des données parfois obsolètes ou incomplètes. Google Maps utilise des données fournies par des contributeurs bénévoles, des institutions locales et des satellites, mais ces sources peuvent contenir des erreurs. L’entreprise a reconnu le problème et travaille à corriger les itinéraires concernés. Cet incident rappelle l’importance de croiser les sources (cartes IGN, guides papier) avant de partir en randonnée, surtout dans des zones reculées.
Les incendies qui ravagent la Californie depuis plusieurs semaines ont été aggravés par des outils d’intelligence artificielle (IA) mal calibrés. Des algorithmes utilisés par des services de secours pour prédire la propagation des feux ont sous-estimé la vitesse et l’intensité des flammes, en raison de données météorologiques erronées ou de modèles trop optimistes. Ces outils, comme ceux développés par des startups spécialisées dans la gestion des risques naturels, promettent une réponse plus rapide aux catastrophes. Cependant, leur fiabilité dépend de la qualité des données d’entrée. Les autorités californiennes ont demandé une révision des modèles pour éviter de nouvelles erreurs. Cet exemple montre que l’IA, bien que puissante, n’est pas infaillible et nécessite une supervision humaine constante.
L’Union européenne a adopté cette semaine un nouveau cadre pour réguler les réseaux sociaux, notamment en matière de désinformation et de protection des données. Le règlement, appelé Digital Services Act (DSA), impose aux plateformes comme Facebook, Twitter ou TikTok de supprimer plus rapidement les contenus illégaux et de rendre leurs algorithmes de recommandation plus transparents. Les entreprises risquent des amendes pouvant atteindre 6 % de leur chiffre d’affaires mondial en cas de non-respect. Ce texte s’ajoute au Digital Markets Act (DMA), déjà en vigueur, qui cible les géants du numérique pour limiter leur pouvoir de marché. La Commission européenne a souligné que ces mesures visent à protéger les utilisateurs tout en préservant la liberté d’expression. Les premières sanctions pourraient être appliquées dès 2024.
Plusieurs hôpitaux français ont été victimes cette semaine de **cyberattaques** visant à voler des données médicales ou à bloquer leurs systèmes. Ces attaques, souvent menées par des groupes criminels ou des États, exploitent des failles dans les logiciels obsolètes ou le manque de formation des employés. Les hôpitaux sont des cibles privilégiées car ils gèrent des informations sensibles et sont moins protégés que les banques ou les entreprises. En 2023, 23 % des établissements de santé en France ont subi au moins une cyberattaque, selon l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Pour y remédier, le gouvernement a annoncé un plan de 80 millions d’euros pour moderniser les systèmes informatiques des hôpitaux d’ici 2027.

