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Comment éviter la galère de l’attente aux bornes de recharge lors des grands départs

Numerama · mis à jour il y a 14 j

Attendre pour recharger sur la route des vacances, ce n’est pas forcément la meilleure partie de l’expérience de la voiture électrique. Et si l'on vous disait qu’il était possible d’éviter cela ?.

Éviter les pics de trafic

Pour limiter les attentes aux bornes de recharge, il est conseillé d’éviter les journées rouges ou noires définies par Bison Futé, un service français qui classe les jours de fort trafic routier. Ces périodes correspondent généralement aux grands départs en vacances, comme les chassés-croisés estivaux. Bien que cette solution soit idéale, elle n’est pas toujours réalisable. L’article souligne que, malgré l’augmentation des ventes de voitures électriques, l’infrastructure de recharge en France reste adaptée à la demande actuelle, avec une fluidité des trajets meilleure qu’auparavant. Cependant, certains créneaux horaires, comme l’heure du déjeuner le samedi, restent des points de tension où les stations peuvent être saturées.

Choisir les bonnes stations

Les stations d’autoroute équipées de seulement 4 ou 6 bornes, souvent les plus anciennes, sont à éviter lors des grands départs. En 2021, ces stations étaient déjà saturées, et la situation s’est aggravée en 2026. Privilégiez les stations plus récentes, dotées d’un nombre de bornes plus important, ce qui réduit les risques d’attente. Pour identifier le nombre de bornes disponibles, utilisez des applications comme Google Maps, Chargemap, ABRP (A Better Routeplanner) ou l’application de l’opérateur de recharge. Ces outils indiquent également les stations à proximité, mais attention : les arrivées aux bornes se font souvent par vagues, ce qui peut entraîner des files d’attente même si des places sont disponibles à proximité.

Préférer les aires de repos

Les aires de repos équipées de stations de recharge sont une alternative intéressante aux stations d’autoroute. Elles sont encore peu nombreuses, mais leur fréquentation est généralement faible, sauf en cas de blocage intentionnel par des véhicules thermiques ou des caravanes. Ces aires offrent un environnement calme, idéal pour une pause pique-nique, mais ne permettent pas de profiter des commodités comme un café ou un restaurant. Leur avantage principal réside dans la quasi-absence d’attente, contrairement aux stations d’autoroute saturées lors des chassés-croisés, notamment sur des axes comme l’A7.

Quitter l’autoroute si nécessaire

Quitter l’autoroute pour recharger sur une station située à quelques centaines de mètres des barrières de péage peut être une solution judicieuse. Certains opérateurs, comme Ionity, y proposent des tarifs moins élevés que sur les aires d’autoroute. Cette stratégie permet d’éviter les files d’attente sur les stations saturées. Cependant, ces stations hors autoroute peuvent manquer de commodités, ce qui peut poser problème pour les familles avec enfants. Cette approche est inspirée de la stratégie de Tesla, qui place ses superchargeurs à proximité des autoroutes, mais pas toujours directement sur les aires de service.

Éviter les superchargeurs Tesla

Les superchargeurs Tesla, même ouverts à tous les véhicules électriques, ne sont pas toujours la meilleure option lors des grands départs. Ces stations drainent un grand nombre de Tesla, ce qui peut entraîner une saturation, surtout si votre véhicule a une prise située du mauvais côté. Les superchargeurs Tesla sont particulièrement adaptés aux très grosses stations (30 bornes et plus) lors des journées de trafic dense. En revanche, pour les autres stations, il est préférable de privilégier des opérateurs moins fréquentés, comme Electra, Atlante ou Fastned, qui proposent des abonnements avantageux et des tarifs compétitifs.

Ne pas se fier uniquement à Ionity

Le réseau Ionity, bien que très répandu en Europe et souvent choisi par les touristes étrangers, est fréquemment saturé lors des grands départs. Les stations Ionity, surtout les plus anciennes avec peu de bornes, attirent un grand nombre d’utilisateurs en raison de leurs tarifs avantageux et de leur notoriété. Cependant, des stations d’autres opérateurs, situées avant ou après une station Ionity sur le trajet, peuvent être moins fréquentées. Par exemple, sur l’A7, des stations moins connues comme celles d’Engie Vianeo ou Total attirent moins de monde, malgré des tarifs parfois plus élevés (jusqu’à 0,59 €/kWh).

Anticiper la recharge

Il est généralement conseillé aux conducteurs de voitures électriques de recharger lorsque la batterie atteint 10 % d’autonomie restante pour profiter de la puissance maximale de recharge. Cependant, lors des journées de fort trafic, cette stratégie peut s’avérer risquée. Il est préférable de maintenir une marge de sécurité plus importante (par exemple 20 % ou plus) pour pouvoir se rabattre sur la prochaine station en cas de saturation. Sur les autoroutes principales, la distance entre les stations est d’environ 40 km, ce qui permet de trouver une alternative rapidement. Cette approche évite de se retrouver bloqué avec une batterie presque vide.

Limiter la recharge à 80 %

Recharger une voiture électrique jusqu’à 100 % peut prendre plus du double de temps que jusqu’à 80 %, ce qui ralentit la rotation aux bornes et augmente les files d’attente. Il est donc recommandé de limiter la recharge à 80 % lors des périodes de forte affluence, sauf si le véhicule a une petite batterie (moins de 50 kWh) ou tracte une remorque. Cette pratique, encouragée par les opérateurs via des messages sur les bornes ou des récompenses, permet d’optimiser le temps d’attente pour tous les utilisateurs. Certains réseaux, comme Ionity, appliquent même des frais supplémentaires ou offrent des kWh gratuits pour inciter à cette limitation.

Ce que ça pourrait changer

Une file de 5 véhicules électriques en attente ne signifie pas une attente d’une heure. La rotation aux bornes se fait à intervalles réguliers, surtout si les utilisateurs respectent la limitation à 80 % de recharge. Plus une station dispose de bornes, plus le temps d’attente est réduit. Selon les témoignages recueillis, les attentes dépassent rarement 10 minutes dans le pire des cas lors des journées noires. Par exemple, un trajet Paris-Bassin d’Arcachon en Ford Puma électrique (batterie de petite capacité) a confirmé cette fluidité, malgré une journée classée noire. Les files d’attente aux pompes à essence lors des mêmes périodes sont souvent bien plus longues.

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