Référendum albertain : Canadiens pour toujours fera campagne comme annonceur tiers
Le groupe est inscrit comme annonceur tiers auprès d'Élections Alberta..
Le groupe Canadiens pour toujours annonce qu’il passera du statut d’annonceur informel à celui d’annonceur tiers enregistré auprès d’Élections Alberta pour le référendum albertain. Jusqu’ici, ce collectif promouvait l’unité canadienne sans prendre position explicite pour l’une des deux options du référendum. Désormais, il devra respecter les règles strictes de financement et de transparence imposées aux annonceurs tiers, comme des limites de dépenses (605 000 $) et de dons (5 000 $ par personne). Selon son leader, Thomas Lukaszuk, cette décision est une conséquence logique de leur volonté de militer ouvertement pour l’option 1, qui propose de maintenir l’Alberta au sein du Canada. Le groupe a organisé un concert gratuit pour l’unité la veille de cette annonce, suscitant des questions sur son financement.
Le référendum albertain propose aux électeurs de choisir entre deux options. La première, option 1, défend le maintien de l’Alberta comme province canadienne. La seconde, option 2, suggère que le gouvernement albertain engage un processus constitutionnel pour organiser un référendum contraignant sur une éventuelle séparation du Canada. Ce vote, prévu dans quatre semaines, divise la population et les acteurs politiques locaux. Les partisans de chaque camp doivent désormais s’enregistrer comme annonceurs tiers pour financer leurs campagnes de manière transparente, afin d’éviter toute remise en cause de la légitimité des résultats.
Plusieurs annonceurs tiers ont réagi à l’annonce de Canadiens pour toujours. Stephen Carter, fondateur d’Alberta’s Voice (un groupe fédéraliste), salue leur inscription mais s’interroge sur le financement du concert gratuit organisé la veille, évoquant des centaines de millions de dollars de coûts potentiels. Il insiste sur la nécessité de déclarer les donateurs et les dépenses pour garantir la transparence. Cory Morgan, de Pathway to Independence (indépendantiste), critique le groupe pour avoir évité les règles pendant des mois, notamment en distribuant gratuitement des dizaines de milliers de pancartes (estimées à 400 000 $). Keith Wilson, de Let Alberta Decide (souverainiste), a même déposé une plainte en juillet contre Canadiens pour toujours pour des activités de campagne non déclarées, exigeant une enquête.
La question de la transparence financière et de l’équité entre les camps domine les débats autour du référendum. Les règles électorales albertaines imposent aux annonceurs tiers de limiter leurs dépenses à 605 000 $ et les dons individuels à 5 000 $. Les critiques soulignent que les activités passées de Canadiens pour toujours (comme le concert ou la distribution de pancartes) pourraient avoir enfreint ces règles avant leur inscription officielle. Thomas Lukaszuk, leader du groupe, affirme que c’est à Élections Alberta de statuer sur ces dépenses antérieures, tandis que les fonds récoltés dorénavant seront utilisés pour leur campagne officielle. L’enjeu est crucial : garantir que le processus référendaire soit perçu comme juste et légitime par la population.
Le référendum albertain se déroule dans un contexte de tensions politiques accrues entre l’Alberta et le gouvernement fédéral, avec des débats récurrents sur l’autonomie provinciale et la souveraineté. *Canadiens pour toujours* a choisi de s’engager activement pour l’*option 1*, mais son changement de statut intervient tardivement, à moins d’un mois du scrutin. Les quatre semaines restantes verront s’intensifier les campagnes des différents annonceurs tiers, chacun devant désormais respecter les règles électorales. Les Albertains devront voter d’ici la fin du référendum, dont les résultats pourraient avoir des répercussions sur l’avenir politique et constitutionnel de la province.

