La doctrine Milei pour unir l’extrême droite mondiale
L’intervention du président argentin au Forum de Madrid à Santiago du Chili. L’article La doctrine Milei pour unir l’extrême droite mondiale est apparu en premier sur Le Grand Continent..
L’article évoque le Chili comme un exemple emblématique de la lutte entre les idées de liberté et le socialisme en Amérique latine. Après le renversement du président socialiste Salvador Allende en 1973, le Chili a connu plus de 40 ans de stabilité économique et de croissance, grâce à des politiques libérales. Cependant, selon l’auteur, le pays a ensuite basculé dans le socialisme du XXIe siècle, une forme de gouvernance marquée par des politiques sociales et économiques interventionnistes, inspirées par des figures comme Hugo Chávez au Venezuela. L’auteur attribue ce revirement à une bataille des idées, où les médias et les universités, dominés par la gauche, auraient sapé les fondements du libéralisme économique. Il cite les violences de 2019-2020 au Chili, où des manifestations ont fait des dizaines de morts, comme une conséquence de cette influence idéologique. Le pays aurait ensuite « retrouvé le chemin de la liberté » grâce à des dirigeants comme José Antonio Kast, élu récemment.
L’auteur décrit un mouvement de fond en Amérique latine, où des pays comme le Pérou, la Colombie et l’Équateur s’orienteraient vers des politiques libérales, suivant l’exemple de l’Argentine depuis 2021. Il présente cette tendance comme une « renaissance » des valeurs occidentales, après des décennies de domination des idées socialistes. L’objectif affiché est de « sauver la civilisation » et le mode de vie occidental, en s’inspirant de figures historiques comme José de San Martín, héros de l’indépendance latino-américaine. L’auteur insiste sur la nécessité pour la droite de s’organiser à l’échelle internationale, comparant la gauche à une Internationale socialiste structurée, notamment via le Forum de São Paulo, une alliance de partis de gauche fondée en 1990 pour promouvoir le socialisme en Amérique latine par des moyens démocratiques.
Selon l’auteur, la gauche latino-américaine s’est réorganisée après la chute de l’Union soviétique en 1991, abandonnant la lutte armée pour une stratégie électorale et institutionnelle. Elle cible le néolibéralisme, un terme qu’il qualifie de « dénué de sens », désignant selon lui toute politique visant à réduire les dépenses publiques ou à libéraliser l’économie. La gauche chercherait à déstabiliser les gouvernements libéraux en utilisant des médias, des universités et des milices pour semer la peur et la division. L’auteur cite l’exemple de l’Argentine, où la gauche aurait tenté de déstabiliser le gouvernement actuel en 2025 via des tentatives de coup d’État au Congrès, des manifestations violentes et des campagnes de désinformation. Il affirme que la gauche agit comme un mouvement transnational, sans attachement à une patrie spécifique, et que son échec est inévitable, comme l’a montré l’effondrement de l’URSS.
L’auteur présente l’Argentine comme un cas d’école des conséquences du socialisme, avec une économie appauvrie et une population vulnérable. Il évoque un déficit budgétaire de 15 points du PIB (produit intérieur brut) avant son arrivée au pouvoir, combinant un déficit fiscal de 5 points et un déficit quasi-budgétaire de 10 points. Pour y remédier, son gouvernement aurait licencié plus de 70 000 fonctionnaires, mis en place 17 000 mesures de déréglementation et éliminé ce déficit en six mois. Il revendique une croissance économique ininterrompue depuis 27 mois, une réduction de la pauvreté de 25 points, une baisse de la pauvreté infantile de 30 points et une diminution de l’extrême pauvreté d’un tiers. Les exportations et la consommation auraient atteint des records historiques. L’auteur attribue ces résultats à un « modèle » économique fondé sur la liberté et la rigueur budgétaire.
L’auteur alerte sur la situation en Europe, qu’il décrit comme dirigée par une gauche radicale au niveau national et supranational (comme l’Union européenne). Il cite l’Espagne, où le gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) serait accusé de favoriser une immigration incontrôlée et de saper l’identité nationale espagnole en promouvant un multiculturalisme qu’il qualifie de « faux ». Les opposants à ces politiques seraient systématiquement associés à des régimes totalitaires pour les discréditer. L’auteur souligne que l’Occident, berceau de la civilisation, serait en danger et que la gauche chercherait à effacer son héritage culturel. Il mentionne des tentatives de destitution contre son gouvernement en Argentine, des campagnes de désinformation (comme des rumeurs sur sa santé) et des financements étrangers à des groupes violents pour perturber ses conférences.
Face à la menace transnationale de la gauche, l’auteur appelle à une alliance mondiale des forces libérales pour contrer ce qu’il présente comme une stratégie coordonnée. Il compare cette nécessité à la réponse des communistes au XXe siècle, qui s’organisaient via l’Union soviétique. Pour lui, la droite doit s’unir pour défendre les institutions, la sécurité et la prospérité économique, en s’appuyant sur des valeurs communes comme la liberté individuelle, le commerce et la fermeté face à la criminalité. Il cite des exemples de coopération entre pays amis, comme le soutien entre l’Argentine et le Chili, et insiste sur l’urgence de ne pas sous-estimer l’adversaire. L’objectif est de créer un réseau international capable de résister aux tentatives de déstabilisation et de promouvoir un modèle économique fondé sur la liberté et la responsabilité.

