NapseflowNapseflow
Généraliste

Quels sont les petits partis autorisés?

Le Devoir · mis à jour 25 sept.

Pierre Gauthier se questionne sur les formations politiques qui sont moins sous les projecteurs..

Partis autorisés au Québec

Le Québec compte 20 partis politiques officiellement autorisés pour les élections de 2026, dont 5 principaux et 15 plus petits. Parmi ces derniers, le Parti canadien du Québec (PCaQ), qui se distingue du Parti conservateur du Québec (PCQ) par son acronyme, présente 29 candidats. Ces petits partis totalisent 273 candidatures sur les 908 approuvées. Leur objectif n’est pas nécessairement de former le gouvernement, mais de promouvoir des idées spécifiques, comme le fédéralisme pour le PCaQ ou l’environnement pour Climat Québec, dirigé par Martine Ouellet. Les médias les mentionnent moins souvent, car ils ne présentent pas autant de candidats que les grands partis.

Motivations des petits partis

Les chefs des petits partis expliquent leur engagement par la volonté de défendre des convictions. Par exemple, Shawn Lalande McLean (Parti accès propriété et équité) souligne qu’un parti politique permet de « semer des idées » en offrant une visibilité à leurs propositions. Jean-Patrick Berthiaume (Bloc pot) rappelle que leur combat pour la légalisation du cannabis au fédéral a abouti sans qu’ils n’aient jamais eu de député. Certains, comme Louis Chandonnet (Équipe autonomiste), viennent de grands partis mais s’en sont éloignés car ils estimaient ne pas pouvoir y faire entendre leurs idées. Leur présence sur le terrain montre que leurs idées trouvent un écho, même si cela ne se traduit pas toujours par des votes.

Candidats et défis logistiques

Pour se présenter, un parti doit recueillir 100 signatures par circonscription, une étape coûteuse en temps et en énergie. Shawn Lalande McLean a dû frapper à entre 8 000 et 10 000 portes pour présenter ses 6 candidats, tandis que d’autres, comme Jean-Patrick Berthiaume, y parviennent en quelques heures. Depuis 2024, une loi oblige les partis à présenter au moins 2 candidats pour être reconnus, une règle qui a fait disparaître le Parti populaire du Québec. Charles Olivier (Parti libertarien du Québec) critique cette mesure, car elle l’a forcé à diviser ses efforts entre deux circonscriptions en 2024, au lieu de se concentrer sur une seule comme en 2022. Malgré ces obstacles, de nouveaux partis émergent, comme Osons Québec, créé en septembre 2024 avec 2 candidats, qui vise à se faire connaître pour présenter 127 candidats aux prochaines élections.

Visibilité et enjeux médiatiques

Les chefs des petits partis dénoncent un manque de couverture médiatique, car les médias se concentrent sur les 5 grands partis. Christine Dandenault (Parti marxiste-léniniste du Québec) souligne que les citoyens apprécient leurs idées, mais que cela ne se traduit pas par des votes. Elle propose notamment une refonte du mode de scrutin et de la Loi électorale. Martine Ouellet (Climat Québec) espère tout de même faire élire 1 à 3 députés, malgré des chances jugées faibles par les autres chefs. Jean-Louis Thémis (Parti culinaire du Québec) mise sur la popularité d’un candidat, François Pellerin, dans la circonscription de Chambly. Leur objectif reste avant tout de faire entendre leur voix, même sans représentation parlementaire.

Ce que ça pourrait changer

Les petits partis doivent respecter des règles strictes pour exister légalement. Outre les 100 signatures par circonscription, ils doivent présenter au moins 2 candidats sous peine de perdre leur statut. Cette obligation a déjà fait disparaître des formations comme le Parti populaire du Québec. **Martin Charron** (Osons Québec) considère cette règle comme une opportunité plutôt qu’un obstacle, car elle lui permet de se préparer pour les prochaines élections. D’autres, comme **Charles Olivier**, y voient un frein à leur développement. Malgré ces défis, les petits partis continuent de se mobiliser, certains espérant que leurs idées inspireront des changements à long terme, même sans succès électoral immédiat.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.