C’est bientôt l’heure d’un choix décisif, et le mien sera guidé par le bien commun
Notre choix est important, votons donc sur la base de nos valeurs, de nos convictions les plus profondes..
L’auteure souligne que la notion de bien commun est centrale dans la campagne électorale québécoise actuelle. Ce concept désigne l’idée de mettre en place des politiques visant à améliorer le bien-être de l’ensemble de la population, plutôt que de favoriser uniquement les intérêts individuels. Elle s’oppose ainsi à l’idée selon laquelle le succès personnel serait uniquement le résultat du mérite individuel. L’auteure précise que cette vision collective est inspirée par une citation de Stéphane Laporte, qui met en avant la grandeur humaine lorsque les individus s’entraident pour le bien commun. Dans ce contexte, elle analyse les propositions des différents partis politiques en fonction de leur capacité à servir cet objectif.
L’auteure souligne que l’itinérance est un enjeu majeur de la campagne électorale québécoise, avec plus de 12 000 personnes concernées. Elle se réjouit que tous les partis politiques s’engagent à résoudre ce problème, notamment en répondant à l’appel de Pauline Marois. Cependant, elle questionne la faisabilité de ces engagements, car la plupart des partis proposent des coupes budgétaires dans les dépenses de l’État. Elle rappelle que la construction de logements sociaux et abordables nécessite des investissements publics massifs, estimés à plusieurs milliards de dollars. L’auteure souligne que le secteur privé, motivé par la recherche de profits, ne peut pas résoudre seul cette crise. Elle cite l’exemple d’un engagement de 1,3 milliard de dollars du Parti québécois (PQ) pour le soutien à domicile, mais s’interroge sur sa viabilité financière compte tenu des réductions budgétaires prévues.
L’auteure élargit la réflexion au-delà de l’itinérance, en soulignant que des centaines de milliers de Québécois peinent à subvenir à leurs besoins essentiels, comme se nourrir, se loger ou se vêtir. Elle critique le fait que les partis politiques accordent peu d’attention à ces inégalités sociales, préférant se concentrer sur des mesures comme des baisses d’impôts ou de taxes, qui profitent davantage aux plus aisés. Elle note que ces mesures ont un impact limité pour les travailleurs précaires ou les personnes pauvres. L’auteure met en avant Québec solidaire (QS) comme le seul parti proposant de taxer davantage les plus riches, une idée soutenue par des personnalités comme Claire Trottier, qui a exprimé sa volonté de contribuer davantage lors d’une émission télévisée. Elle compare cette situation à celle de la Californie, où un référendum sur la taxation des plus riches est prévu en novembre 2026.
L’auteure s’inquiète pour l’avenir des services publics, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé. Elle critique Christine Fréchette, qui rejette l’idée d’organiser des états généraux sur l’éducation, alors que de nombreux enfants, en particulier ceux issus de milieux défavorisés, peinent à terminer leur secondaire en cinq ans. Elle dénonce aussi la proposition de permettre aux médecins de famille de pratiquer au privé, une mesure qu’elle juge incompatible avec le renforcement des services publics de santé. L’auteure rappelle que le Québec a déjà connu des périodes d’austérité budgétaire, qui ont toujours eu des conséquences négatives sur les services publics. Elle souligne que les coupes budgétaires annoncées par certains partis pourraient aggraver cette situation.
L’auteure aborde la question de l’immigration, en critiquant les discours stigmatisants tenus par certains partis politiques. Elle dénonce les propos de Paul St-Pierre Plamondon, qui attribue l’augmentation du nombre d’élèves dans les écoles du Québec à une supposée hausse de l’immigration, alors que la majorité de ces enfants sont nés au Québec et sont donc Québécois. Elle condamne également les déclarations d’Éric Duhaime, qui accuse les demandeurs d’asile de profiter du système et propose de réduire de 25 % leur prestation d’aide sociale, une mesure qu’elle juge susceptible d’aggraver l’itinérance. L’auteure souligne que la fermeture du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) par la Coalition avenir Québec (CAQ) a suscité des réactions de solidarité envers les immigrants, montrant leur importance pour l’économie québécoise.
L’auteure souligne que seuls deux partis politiques, Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ), ont présenté des plans concrets pour faire face aux changements climatiques, malgré leur importance cruciale. Elle rappelle que l’été 2026 a été marqué par des événements climatiques extrêmes, ce qui devrait mobiliser davantage la population et les partis politiques. Elle critique l’idée selon laquelle les changements climatiques ne seraient pas un sujet électoral porteur ou que les citoyens ne seraient pas prêts à modifier leurs habitudes. L’auteure propose des solutions concrètes, comme investir dans les énergies vertes plutôt que dans les énergies fossiles, financer davantage le transport en commun, et soutenir les entreprises et l’agriculture écologiquement viables. Elle insiste sur le fait qu’un plan sérieux doit d’abord changer les habitudes des gouvernements, et non culpabiliser les citoyens.
L’auteure appelle à une forte participation électorale lors du scrutin du 5 octobre, soulignant que le prochain gouvernement adoptera des lois et des mesures budgétaires ayant un impact direct sur la vie des citoyens, ainsi que sur l’avenir des générations futures. Elle encourage les électeurs à voter en fonction de leurs valeurs et de leurs convictions profondes, en privilégiant un Québec fondé sur le bien commun, la solidarité sociale et l’égalité. Elle rappelle que chaque vote compte et que les citoyens ont le pouvoir de changer les choses. L’auteure exprime clairement son intention de voter pour un Québec qui incarne ces principes, en opposition aux discours et pratiques inspirés de la droite dure américaine ou européenne.

