Un doctorant fouille Google jusqu’à la 16e page et révèle 6 764 structures mayas, dont une cité inconnue
Un doctorant de l'université Tulane a repéré une ville maya inconnue en explorant un relevé lidar écologique trouvé en page 16 d'une recherche Google, révélant plus de 6 500 structures anciennes au Mexique..
Un doctorant en archéologie, en analysant des images satellites via Google Earth, a découvert 6 764 structures mayas inconnues jusqu'alors. Cette méthode innovante consiste à explorer les 16 premières pages de résultats de Google Earth, une plateforme gratuite proposant des images aériennes et satellitaires de la Terre. Contrairement aux expéditions sur le terrain, souvent longues et coûteuses, cette approche permet de couvrir de vastes zones en un temps record. Les images satellites, capturées par des satellites en orbite, offrent une vue d'ensemble des paysages, révélant des traces de civilisations passées comme des routes, des bâtiments ou des réseaux agricoles. Cette technique s'inscrit dans le domaine de l'archéologie spatiale, une discipline émergente qui combine science des données et archéologie traditionnelle.
Parmi les 6 764 structures identifiées, une cité maya entièrement inconnue a été mise au jour. Les Mayas étaient une civilisation mésoaméricaine florissante entre 2000 av. J.-C. et le XVIe siècle, connue pour ses avancées en astronomie, en mathématiques et en architecture. Cette cité, dont l'emplacement exact n'est pas précisé dans l'article, pourrait offrir de nouvelles perspectives sur l'organisation sociale, politique et économique de cette civilisation. Les structures mayas incluent généralement des pyramides, des places cérémonielles, des palais et des systèmes d'irrigation. Leur étude permet de mieux comprendre leur mode de vie, leurs croyances et leur déclin, souvent attribué à des facteurs environnementaux ou à des conflits internes.
Cette découverte illustre le potentiel des nouvelles technologies pour révolutionner l'archéologie. Traditionnellement, les fouilles archéologiques reposent sur des expéditions sur le terrain, limitées par des contraintes budgétaires, logistiques et temporelles. L'utilisation d'images satellites permet de localiser des sites avant même de se rendre sur place, optimisant ainsi les ressources. Cette approche pourrait accélérer les découvertes et réduire les coûts, tout en limitant l'impact environnemental des fouilles. Elle ouvre également la voie à une archéologie plus collaborative, où des chercheurs du monde entier peuvent analyser les mêmes données en temps réel.
Les méthodes traditionnelles d'exploration archéologique, bien que précises, présentent des limites majeures. Elles dépendent souvent de financements publics ou privés, qui peuvent être insuffisants ou inégaux selon les régions du monde. De plus, l'accès à certaines zones, comme les forêts denses ou les zones de conflit, est difficile. L'archéologie spatiale, en revanche, permet de contourner ces obstacles en fournissant une vue d'ensemble des territoires. Cependant, cette méthode ne remplace pas totalement les fouilles sur le terrain, qui restent essentielles pour confirmer les découvertes et étudier les artefacts in situ.
Les résultats de cette étude pourraient inspirer d'autres chercheurs à adopter des méthodes similaires pour explorer d'autres régions du monde. Avec l'amélioration constante de la résolution des images satellites et le développement de l'intelligence artificielle pour analyser ces données, les découvertes archéologiques pourraient se multiplier. Par exemple, des algorithmes pourraient être utilisés pour détecter automatiquement des structures humaines sur des images satellitaires, réduisant ainsi le temps nécessaire à l'analyse manuelle. Cette avancée pourrait également permettre de préserver des sites archéologiques menacés par l'urbanisation ou le changement climatique.

