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Géopolitique

25 ans après le 11 septembre, des “pèlerinages douloureux” mais pas de “rancœur partisane”

Courrier International · mis à jour il y a 9 j

Malgré la polémique précédant la cérémonie à New York, le maire Zohran Mamdani était bien présent pour rendre hommage aux victimes. Au Pentagone, Donald Trump a quant à lui associé le 11 septembre à sa guerre contre l’Iran..

Cérémonies commémoratives

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, des cérémonies commémoratives ont eu lieu à New York et à Shanksville, où s'étaient écrasés les avions. À New York, sur le mémorial du Ground Zero, une cérémonie a réuni des proches des victimes, des responsables politiques et des artistes comme le violoncelliste Yo-Yo Ma. Les participants ont lu les noms des 3 000 victimes, laissant parfois des fleurs ou des drapeaux américains. À Shanksville, en Pennsylvanie, le gouverneur de l'État, Josh Shapiro, a insisté sur l'importance d'une mémoire active pour éduquer les jeunes nés après 2001, car près d'un tiers des Américains n'étaient pas encore nés à cette date. Une minute de silence a également été observée en hommage aux victimes décédées plus tard de maladies liées aux attentats, comme des cancers ou des problèmes respiratoires.

Témoignages poignants

Plusieurs témoignages ont marqué les cérémonies, illustrant le temps écoulé depuis les attentats. Une petite fille a lu un message adressé à sa tante, Maria Theresa Concepcion Santillan, décédée le 11 septembre 2001, en disant : « Je voudrais que tu puisses fêter mon anniversaire avec moi demain ». Un autre enfant a rendu hommage à son grand-père, absent lui aussi. Ces moments soulignent l'impact durable des attentats sur les familles, même après un quart de siècle. À New York, Jim Giaccone a prononcé le nom de son frère, Joseph Michael Giaccone, affirmant : « Il est là, il est présent et il n'est pas oublié ». Ces déclarations rappellent la douleur persistante des proches, tout en montrant leur détermination à perpétuer le souvenir des victimes.

Absence de rancœur partisane

Contrairement aux tensions politiques observées dans les jours précédant les commémorations, les cérémonies du 11 septembre 2026 ont été marquées par une absence de rancœur partisane. Les médias comme Politico ont noté une atmosphère apaisée, où d'anciens rivaux politiques, comme l'ancien maire de New York Bill de Blasio et l'ancien gouverneur Andrew Cuomo, ont échangé des discussions cordiales. Même Zohran Mamdani, maire musulman de New York critiqué par certains pour sa présence, a été salué par Rudy Giuliani, l'ancien maire de la ville en 2001, qui aurait déclaré prier pour lui. Seule une polémique mineure a émergé lorsque Mamdani a été vu souriant en compagnie de la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez pendant la lecture des noms des victimes, ce qui a suscité des critiques de la part de figures conservatrices comme Ted Cruz.

Accusations contre l'Arabie saoudite

Lors de la cérémonie new-yorkaise, Terry Strada, veuve d'une victime du 11 septembre 2001, a dénoncé le rôle de l'Arabie saoudite dans les attentats. Face à plusieurs anciens présidents américains, dont Bill Clinton, George W. Bush, Joe Biden et Barack Obama, elle a critiqué les administrations successives pour avoir « choisi de protéger les Saoudiens plutôt que de défendre les familles des victimes ». Elle a demandé à J. D. Vance, vice-président des États-Unis, de transmettre un message à Washington et à Donald Trump, exigeant que l'Arabie saoudite cesse de nier son implication dans les attaques. Cette prise de parole rappelle les controverses persistantes autour des liens entre les terroristes et des responsables saoudiens, bien que l'Arabie saoudite nie toute responsabilité dans les attentats.

Ce que ça pourrait changer

Donald Trump, absent de la cérémonie de New York, a participé à celle organisée au Pentagone, où 184 personnes avaient péri lors de l'attentat. Dans un discours de 18 minutes, il a associé l'héritage du 11 septembre à sa politique étrangère, déclarant : « Nous renouvelons le serment sacré que nous avions fait au nom des victimes il y a un quart de siècle : nous n’oublierons jamais. C’est pour cela que nous combattons aujourd’hui ». Il a répété à plusieurs reprises que la lutte contre l'Iran était nécessaire pour empêcher Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire. Cette position marque une évolution par rapport à ses critiques passées contre la guerre en Irak, qu'il avait qualifiée de « pire décision » de l'histoire présidentielle en 2016. Un porte-parole de la Maison Blanche a démenti les rumeurs selon lesquelles Trump se serait assoupi pendant la lecture des noms des victimes.

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