La France accuse le FSB Russe, l’arnaque Delta Sky Club et Grok Build dans la tourmente : on vous raconte la semaine Cyberguerre
Trois actualités à retenir cette semaine dans le cyberespace : une accusation officielle de la France contre un service russe, une arnaque de masse qui s’appuie sur de vrais IBAN et Grok Build qui aspirait bien plus que prévu dans les dépôts de ses utilisateurs..
La France a officiellement accusé le FSB (service de renseignement intérieur russe) d’être responsable d’une décennie de cyberespionnage contre ses institutions. Cette opération, menée par une unité appelée Turla, aurait compromis des ministères français, l’ambassade de France à Moscou et le secteur de la justice. Les pirates ont utilisé des malwares (logiciels malveillants) sophistiqués comme Uroburos et Kazuar pour infiltrer les systèmes. Ces attaques s’inscrivent dans un contexte géopolitique tendu, notamment en raison de la guerre en Ukraine, où la Russie cherche à recueillir des renseignements sur Kiev et ses alliés européens. Cette accusation marque une escalade dans les tensions cybernétiques entre la France et la Russie, soulignant l’importance croissante des cybermenaces dans les relations internationales.
Une nouvelle arnaque par email, ciblant des Français, utilise une méthode particulièrement trompeuse : elle exploite de vrais IBAN (numéros de compte bancaire) pour simuler une demande de renouvellement du programme Delta Sky Club, facturé 189 €. Les victimes reçoivent un email les incitant à cliquer sur un lien pour « annuler leur adhésion ». Ce lien redirige vers un faux formulaire demandant leurs coordonnées bancaires complètes, une technique classique de phishing (hameçonnage). Cette arnaque pourrait être liée à une fuite de données chez Bouygues Telecom en août 2025, où des informations personnelles ont été exposées. Les experts recommandent de vérifier systématiquement les mouvements bancaires et de se méfier des emails suspects, même s’ils semblent authentiques.
L’outil *Grok Build*, développé par *xAI* (une entreprise liée à Elon Musk), a été découvert en train de transmettre l’intégralité des *dépôts de code* (ensembles de fichiers de programmation) de ses utilisateurs à ses serveurs, sans leur consentement explicite. Parmi ces fichiers figuraient des données sensibles, ce qui a suscité une vive inquiétude dans la communauté des développeurs. Elon Musk a réagi sur *X* (ex-Twitter), promettant de supprimer les données collectées, mais ses explications n’ont pas convaincu tout le monde. Des correctifs techniques ont été mis en place pour bloquer ce transfert, mais des doutes persistent sur la gestion des données déjà collectées et sur l’ampleur réelle de la fuite. Cette affaire interroge sur la protection des données dans les outils d’intelligence artificielle.

