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Généraliste

Une ministre chargée d’«accéder à l’indépendance», une première

Le Devoir · mis à jour il y a 14 j

Catherine Gentilcore assure qu’elle aura le temps de piloter ce dossier en plus de toutes ses autres charges..

Nouveau poste ministériel

Le gouvernement du Québec dirigé par Paul St-Pierre Plamondon a créé un poste ministériel inédit : celui de ministre responsable de l’Accession du Québec à l’indépendance. Ce rôle, confié à Catherine Gentilcore, est une première dans l’histoire politique québécoise. Jusqu’à présent, seul Richard Le Hir avait occupé une fonction similaire entre 1994 et 1995, mais avec un titre différent (ministre délégué à la Restructuration). Cette nouvelle ministre aura pour mission principale de préparer un troisième référendum sur l’avenir du Québec au sein du Canada. Selon le livre bleu du Parti québécois (PQ), elle devra notamment rédiger la question soumise aux Québécois lors de ce vote. Le premier ministre a précisé que ce référendum pourrait avoir lieu après le départ de l’administration Trump de la Maison-Blanche, sans donner de date précise.

Responsabilités multiples

Catherine Gentilcore cumule trois fonctions majeures au sein du gouvernement. En plus de son rôle de ministre responsable de l’Accession à l’indépendance, elle est également ministre de l’Immigration et de l’Intégration, ainsi que leader parlementaire. Cette dernière fonction, qu’elle est la première femme à occuper dans l’histoire de l’Assemblée nationale, consiste à coordonner les activités législatives du gouvernement, notamment dans un contexte où son parti (le PQ) ne détient qu’une minorité de sièges. Pour l’aider dans ses tâches liées à l’indépendance, elle disposera d’une équipe dédiée, appelée secrétaires parlementaires à l’indépendance, bien que leurs noms n’aient pas encore été dévoilés. Elle se présente elle-même comme une chef d’orchestre, chargée de faire avancer les dossiers et de coordonner les efforts entre les différents acteurs.

Réforme de l’immigration

En tant que ministre de l’Immigration, Catherine Gentilcore devra mettre en œuvre les promesses électorales du Parti québécois, qui vise à reprendre le contrôle du système migratoire. Concrètement, cela signifie réduire le nombre de nouveaux résidents permanents à 35 000 par année, contre des chiffres plus élevés sous les gouvernements précédents. Le gouvernement souhaite également diminuer de moitié le nombre d’immigrants temporaires. Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de stabiliser la situation du logement, des services publics et de la langue française au Québec. Une planification pluriannuelle des seuils migratoires est prévue pour la fin du mois de novembre 2026. Ces annonces s’ajoutent à des critiques antérieures du premier ministre, qui avait associé les politiques migratoires de la Coalition avenir Québec (CAQ) à des problèmes comme la saturation des écoles et du parc immobilier.

Ce que ça pourrait changer

Le gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon, en poste depuis octobre 2026, fait face à un Parlement fragmenté où son parti ne détient qu’une minorité de sièges. Cette situation rend la gestion des affaires publiques plus complexe, notamment pour faire adopter des lois. Le rôle de leader parlementaire, confié à Gentilcore, est donc crucial pour *trouver des voies de passage* et permettre au gouvernement de fonctionner malgré cette opposition majoritaire. Le PQ, parti souverainiste, mise sur ce nouveau poste ministériel pour relancer le débat sur l’indépendance du Québec, un enjeu central de son programme politique. Le gouvernement a également souligné l’importance de stabiliser rapidement la situation sociale et économique du Québec, notamment en matière de logement et de services publics.

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