Près de 80 morts au Népal et en Inde après des pluies diluviennes et des glissements de terrain
Nouvelle tragédie au Népal et dans le nord de l'Inde. Depuis le 24 septembre, des pluies diluviennes s'abattent sur le Népal, entraînant des inondations et des glissements de terrain.
Les pluies diluviennes et les glissements de terrain survenus au Népal et en Inde ont causé la mort d’au moins 79 personnes selon les derniers bilans officiels. Les régions les plus touchées se situent dans le nord-est de l’Inde, notamment dans l’État d’Assam, et dans l’ouest du Népal. Les autorités locales évoquent un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir dans les prochaines heures en raison des difficultés d’accès aux zones isolées. Les glissements de terrain, souvent appelés landslides en anglais, désignent le déplacement brutal de grandes quantités de terre, de roches ou de boue sous l’effet de fortes pluies ou de séismes. Ces phénomènes sont fréquents dans les régions montagneuses comme l’Himalaya, où les sols, fragilisés par la déforestation ou l’érosion, deviennent instables. Les pluies diluviennes, quant à elles, correspondent à des précipitations exceptionnellement intenses et prolongées, dépassant largement les moyennes saisonnières. Ces événements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents en raison du changement climatique, qui intensifie les phénomènes météorologiques violents.
Les inondations et glissements de terrain ont principalement affecté deux pays d’Asie du Sud : le Népal et l’Inde. Au Népal, les régions les plus sinistrées se trouvent dans l’ouest du pays, notamment dans les districts de Baglung et de Myagdi, où les infrastructures routières et les habitations ont été gravement endommagées. En Inde, l’État d’Assam, situé dans le nord-est du pays, est le plus touché, avec des villages entiers submergés et des milliers de personnes évacuées en urgence. Ces deux pays partagent une frontière commune dans une zone montagneuse, l’Himalaya, qui est particulièrement vulnérable aux intempéries en raison de sa topographie accidentée. Les autorités locales ont signalé des perturbations majeures dans les transports, avec des routes coupées et des ponts emportés par les eaux. Les communications sont également difficiles dans certaines zones, ce qui complique les opérations de secours.
Les pluies diluviennes et les glissements de terrain sont directement liés à des conditions météorologiques exceptionnelles. Les météorologues attribuent ces phénomènes à un mousson particulièrement intense cette année. La mousson désigne un régime de vents saisonniers qui apporte des pluies abondantes sur le sous-continent indien entre juin et septembre. Cependant, cette année, les précipitations ont été bien supérieures aux normales, avec des cumuls dépassant parfois 500 millimètres en 24 heures dans certaines zones. Ces pluies torrentielles ont saturé les sols, les rendant instables et favorisant les glissements de terrain. De plus, la déforestation massive dans la région a aggravé le risque, car les arbres jouent un rôle crucial dans la stabilisation des sols. Enfin, l’urbanisation rapide et non régulée a conduit à la construction de bâtiments dans des zones à haut risque, exposant davantage les populations.
Face à l’ampleur de la catastrophe, les gouvernements du Népal et de l’Inde ont activé des plans d’urgence pour porter secours aux populations affectées. Au Népal, le Premier ministre Pushpa Kamal Dahal a annoncé la mobilisation de l’armée et des forces de sécurité pour les opérations de sauvetage et de distribution d’aide humanitaire. En Inde, le gouvernement de l’État d’Assam a mis en place des centres d’évacuation temporaires pour accueillir les sinistrés, tandis que les services météorologiques ont émis des alertes rouges pour prévenir de nouveaux risques. Les autorités ont également appelé à la prudence, notamment dans les zones montagneuses où des répliques de glissements de terrain sont possibles. Les secours s’efforcent d’atteindre les villages isolés, mais les conditions météo et l’état des routes rendent ces opérations extrêmement difficiles. Les Nations Unies ont proposé leur aide pour coordonner la réponse internationale.
Les pluies diluviennes et les glissements de terrain laissent derrière eux des dégâts matériels considérables et des défis à long terme pour les populations locales. Des milliers de personnes se retrouvent sans abri, privées de leurs habitations détruites ou inondées, et doivent être relogées dans des camps de fortune. Les infrastructures essentielles, comme les routes, les ponts et les réseaux électriques, ont été gravement endommagées, perturbant la vie quotidienne et l’accès aux soins. Les cultures agricoles, vitales pour l’économie locale, ont également été ravagées, ce qui menace la sécurité alimentaire des régions touchées. Enfin, ces catastrophes naturelles risquent d’aggraver la pauvreté et les inégalités, en particulier dans les zones rurales où les populations dépendent directement des ressources naturelles. Les experts soulignent la nécessité de renforcer les systèmes d’alerte précoce et d’adapter les infrastructures pour mieux résister aux futurs événements climatiques extrêmes.

