« Notre nouveau et magnifique Groenland » : Donald Trump annonce le début du forage de pétrole et de gaz sur le territoire danois
Après un accord tripartite signé avec le Danemark et le Groenland, Donald Trump se jette sur les ressources très convoitées du Groenland, qui abrite un écosystème déjà très fragile..
Donald Trump a annoncé sur Truth Social le lancement d'une exploration massive de pétrole, de gaz et de minerais au Groenland, un territoire autonome sous souveraineté danoise. Il affirme que les réserves de pétrole y seraient supérieures à celles de presque toutes les autres régions du monde et que cette position géographique renforcerait la défense occidentale. Selon lui, le Groenland servirait de bouclier contre les attaques futures, permettant d'intercepter drones et missiles. Trump évoque aussi un avantage stratégique pour l'armée américaine, avec un emplacement et une ligne de vue uniques. Aucune date précise ni détail technique n'a été communiqué sur cette annonce.
En septembre 2026, les États-Unis, le Danemark et le Groenland ont signé un accord de sécurité à New York. Cet accord réaffirme la souveraineté danoise et le droit à l'autodétermination du peuple groenlandais. Il autorise les États-Unis à étendre leur base spatiale à Pituffik et à implanter deux nouveaux sites militaires, tout en interdisant l'installation de nations non membres de l'OTAN. Cependant, l'accord ne mentionne pas explicitement le forage de pétrole ou de gaz, se limitant à une « coopération sur les minéraux » et des « partenariats commerciaux ».
Le sous-sol du Groenland contient d'immenses gisements de terres rares, des minerais stratégiques essentiels pour les technologies modernes comme les smartphones, les éoliennes ou les batteries électriques. Les géologues estiment aussi que les fonds marins environnants pourraient abriter d'importantes réserves d'hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) encore inexploitées. Cependant, environ 80 % du territoire est recouvert par une calotte glaciaire de plus d'1 kilomètre d'épaisseur, rendant l'accès à ces ressources extrêmement difficile. Les zones côtières, plus accessibles, abritent une faune arctique très sensible aux perturbations industrielles.
L'exploitation pétrolière en Arctique, où les températures sont proches de 0 degré Celsius, présente des risques environnementaux colossaux. Les procédés de dégradation du pétrole y sont extrêmement lents, rendant le nettoyage des marées noires particulièrement complexe. Les coûts logistiques et de forage seraient astronomiques, ce qui pourrait dissuader même les plus grands groupes pétroliers. De plus, l'écosystème local est extrêmement vulnérable : ours polaires, morses, narvals et millions d'oiseaux marins pourraient être menacés par les perturbations industrielles et le trafic maritime accru. Le carbone noir issu des activités humaines accélérerait aussi la fonte des glaces.
Selon les données de la NASA, le Groenland perd en moyenne 270 milliards de tonnes de glace par an depuis 2002, contribuant directement à l'élévation du niveau des mers. Cette fonte est principalement due au réchauffement climatique. Le territoire, déjà fragile, voit son écosystème menacé par les activités humaines et les changements climatiques. L'exploitation des ressources, comme le pétrole ou les minerais, pourrait aggraver cette situation en perturbant davantage les équilibres naturels déjà fragilisés.
L'exploitation des ressources au Groenland se heurte à des défis techniques et économiques majeurs. Environ 80 % du territoire est recouvert par une calotte glaciaire épaisse, rendant l'accès aux gisements très difficile. Les zones côtières, où se trouvent les ressources les plus accessibles, abritent une faune arctique très sensible. Les coûts logistiques, les conditions extrêmes et les risques environnementaux rendent cette exploitation peu rentable, même pour les géants du pétrole. Malgré ces obstacles, le Groenland reste un territoire convoité pour ses ressources stratégiques.

