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Une première : le Starship embarquera des vrais satellites, mais ils ne serviront (presque) à rien

Numerama · mis à jour il y a 25 j

La fusée géante Starship doit pratiquer cette semaine son treizième vol d'essai. Un rendez-vous à l'enjeu énorme pour SpaceX et qui emmènera, pour la première fois, une série de satellites Starlink nouvelle génération..

Starship 13e vol test

Le Starship, fusée géante développée par SpaceX, s’apprête à réaliser son 13e vol d’essai cette semaine, probablement jeudi 13 juillet 2026. Cet essai marque une étape importante car il s’agira du premier vol où la fusée emportera de vrais satellites et non des maquettes. Jusqu’à présent, les 12 vols précédents n’avaient servi qu’à tester la fusée elle-même, sans charge utile réelle. Ce test est crucial pour SpaceX, qui vise à valider les performances de la troisième version du Starship (Starship V3), avant une tentative de vol orbital lors du 14e essai, sous réserve d’autorisations et de la confiance technique acquise.

Satellites Starlink V3

Les satellites embarqués lors de ce vol sont des Starlink V3, une nouvelle génération de satellites appartenant à la constellation Starlink de SpaceX. Cette constellation, composée de plus de 10 000 satellites en orbite basse, vise à fournir un accès internet mondial. Cependant, les 20 satellites envoyés lors de ce vol ne resteront pas en orbite : ils seront déployés sur une trajectoire suborbitale, c’est-à-dire qu’ils ne feront que survoler l’espace avant de retomber dans l’atmosphère. Leur durée de vie sera donc très courte, environ 20 minutes, avant qu’ils ne se désintègrent. Leur rôle principal n’est pas de servir la constellation Starlink, mais d’être utilisés comme outils de test pour le Starship.

Objectifs limités

L’utilité de ces satellites est en réalité très restreinte. Six d’entre eux ont été modifiés pour intégrer des caméras, dont le but est d’observer le Starship sous différents angles pendant le vol. Ces images permettront de repérer d’éventuelles failles ou problèmes techniques sur la fusée, notamment sur sa troisième version. Cependant, leur rôle reste similaire à celui des maquettes utilisées lors des vols précédents, mais avec un coût bien plus élevé. Les satellites Starlink V3 sont en effet plus massifs et plus chers que les versions classiques, ce qui soulève des questions sur l’efficacité de cette opération. L’enjeu principal reste donc le test du lanceur, et non l’utilisation des satellites eux-mêmes.

Ce que ça pourrait changer

Ce 13e vol pourrait aussi permettre de corriger les défauts rencontrés lors du 12e essai, où le *booster* (premier étage de la fusée) n’avait pas pu rallumer ses moteurs comme prévu. Si ce vol est concluant, SpaceX pourrait tenter un vol orbital lors du 14e essai, une étape majeure pour la fusée. Un vol orbital signifie que le Starship atteindrait une altitude suffisante pour faire au moins un tour de la Terre avant de revenir. Cette capacité est essentielle pour des missions futures, comme le transport de charges lourdes ou le voyage habité vers la Lune ou Mars. L’autorisation pour ce vol dépendra des résultats obtenus lors de ce 13e essai.

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