NapseflowNapseflow
Environnement

Donald Trump affaiblit la protection des espèces menacées

Reporterre · mis à jour il y a 2 j

L'administration de Donald Trump vient de restreindre la protection des espèces menacées aux États-Unis. Une directive du Fish and Wildlife Service (Service des pêches et de la faune sauvage) datée du 14 septembre précise qu'un animal ou une plante protégée ne pourra être considéré comme illégalement tué que s'il a été intentionnellement ciblé.

Nouvelle réglementation américaine

En 2019, l'administration de Donald Trump a modifié une loi américaine majeure appelée Endangered Species Act (ESA), adoptée en 1973. Cette loi vise à protéger les espèces animales et végétales menacées d'extinction aux États-Unis. Les changements apportés réduisent les critères permettant de classer une espèce comme « menacée » ou « en danger ». Par exemple, les autorités ne pourront plus prendre en compte les conséquences du réchauffement climatique sur le déclin des espèces lors de leur évaluation. De plus, les projets économiques, comme l'exploitation minière ou pétrolière, pourront plus facilement obtenir des dérogations pour menacer des habitats naturels protégés. Ces modifications ont été critiquées par des scientifiques et des associations environnementales, qui y voient une menace pour la biodiversité.

Impact sur la biodiversité

Les défenseurs de l'environnement estiment que ces nouvelles règles pourraient accélérer la disparition d'espèces déjà fragilisées. Aux États-Unis, plus de 1 600 espèces sont actuellement protégées par l'ESA, dont des animaux emblématiques comme le grizzli ou la tortue verte. Selon des études, le taux d'extinction des espèces aux États-Unis a déjà augmenté de 1 000 % depuis l'adoption de l'ESA, en raison de la destruction des habitats naturels et du changement climatique. Les experts craignent que les modifications de 2019 aggravent cette tendance, en rendant plus difficile l'inscription d'une espèce sur la liste des espèces protégées. Par exemple, certaines populations de papillons ou de poissons pourraient ne plus bénéficier de mesures de protection adaptées.

Réactions des scientifiques

De nombreux scientifiques et chercheurs ont vivement réagi à ces changements, soulignant que l'ESA est considérée comme l'une des lois environnementales les plus efficaces au monde. Une étude publiée en 2019 par l'Université de Californie a montré que 90 % des espèces protégées par l'ESA ont vu leur population se stabiliser ou augmenter. Les opposants aux modifications de 2019 rappellent que l'ESA a permis de sauver des espèces comme le condor de Californie ou le loup rouge, autrefois au bord de l'extinction. Ils dénoncent une approche qui privilégie les intérêts économiques à court terme au détriment de la préservation à long terme de la biodiversité.

Ce que ça pourrait changer

Les modifications de l'ESA pourraient avoir des répercussions sur l'ensemble des écosystèmes américains. Par exemple, la protection des zones humides, essentielles pour filtrer l'eau et limiter les inondations, pourrait être affaiblie. Les scientifiques alertent aussi sur le risque de perturbations en cascade : la disparition d'une espèce peut affecter tout un réseau alimentaire, comme les prédateurs ou les pollinisateurs. Les associations environnementales, comme le *Center for Biological Diversity*, ont déjà engagé des recours juridiques pour contester ces nouvelles règles, arguant qu'elles violent la loi initiale de 1973. Ces procédures pourraient prendre plusieurs années avant d'aboutir.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.