Sept morts dans des frappes russes à Kiev, Poutine peu enclin à des négociations
Zelensky a récemment affirmé que Trump a accepté de donner à Kiev les licences pour produire des missiles Patriot..
Vendredi 26 septembre 2025, des frappes de drones russes ont frappé Kiev, la capitale ukrainienne, tuant sept personnes dont un adolescent de 14 ans. Parmi les victimes, un jeune de nationalité israélienne et sa mère, qui a été blessée. Ces attaques, survenues en plein jour, ont endommagé un immeuble résidentiel et un entrepôt utilisé par McDonald’s. Les drones russes ciblent désormais plus fréquemment les zones urbaines en journée, contrairement aux habitudes nocturnes des mois précédents. Un hôpital de Zaporijjia a également été touché, provoquant l’évacuation de sept patients et un incendie. Ces frappes s’inscrivent dans une stratégie russe de pression continue sur les infrastructures civiles ukrainiennes, visant à affaiblir le moral et les capacités logistiques du pays.
Le président russe Vladimir Poutine a indiqué que la Russie n’était pas prête à reprendre des pourparlers de paix avec l’Ukraine dans l’immédiat. Lors d’une déclaration, il a précisé que des propositions de négociation existaient, mais que Moscou allait « bien réfléchir » avant d’y donner suite, en représailles aux attaques ukrainiennes du 20 septembre 2025. Ces dernières avaient visé des sites militaires et énergétiques en Russie. Poutine a également réaffirmé que la Russie ne cherchait pas d’affrontement avec l’Europe ou l’OTAN, tout en maintenant une posture de fermeté. Cette position illustre l’impasse actuelle dans les relations entre les deux pays, où chaque camp attend des concessions de l’autre avant d’envisager un dialogue.
L’Ukraine a intensifié ses attaques contre la Russie ces derniers mois, ciblant principalement des raffineries, des usines militaires et des radars dans plusieurs régions russes. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ces frappes visent à répondre aux attaques russes contre les civils. Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2025, l’armée ukrainienne a notamment touché deux raffineries, une usine militaire et des radars, confirmant une stratégie de contre-attaque pour limiter les capacités logistiques et militaires de Moscou. Ces actions s’accompagnent de frappes contre des cibles russes près de la frontière ukrainienne, comme à Belgorod, où un couple a été tué par un drone ukrainien. Cette escalade montre une volonté ukrainienne de maintenir une pression militaire malgré les difficultés.
Volodymyr Zelensky a annoncé que le président américain Donald Trump avait pris une « décision finale » pour autoriser l’Ukraine à produire des missiles Patriot. Ces missiles, désignés PAC-3, sont des intercepteurs capables de détruire des missiles balistiques russes, bien plus destructeurs que les drones ou les missiles classiques. Leur production locale permettrait à l’Ukraine de contourner les pénuries mondiales et les coûts élevés de ces équipements. Cependant, ce projet prendra entre un an et un an et demi pour aboutir, selon Zelensky. Les Patriot sont cruciaux pour l’Ukraine, qui en a besoin d’au moins 300 pour affronter l’hiver, période où la Russie cible massivement les infrastructures énergétiques. Trump avait d’abord évoqué cette possibilité en juillet 2025 avant de revenir sur ses propos, invoquant la nécessité de prudence.
Depuis l’été 2025, la Russie utilise massivement des drones à réaction, plus difficiles à intercepter pour la défense aérienne ukrainienne que les drones classiques. Ces engins, souvent plus rapides et plus maniables, compliquent la tâche des systèmes de défense comme les *Patriot*. Leur emploi accru coïncide avec une intensification des frappes russes sur les grandes villes ukrainiennes, où les missiles balistiques, plus lourds et destructeurs, sont de plus en plus utilisés. La pénurie mondiale d’intercepteurs *PAC-3* s’est aggravée depuis le conflit entre les États-Unis et l’Iran en 2025, limitant la capacité de l’Ukraine à se protéger. Ces drones à réaction représentent donc un nouveau défi stratégique pour Kiev, qui doit adapter ses moyens de défense.

