Nokia vient d’annoncer son concurrent de Starlink : à qui cette offre souveraine est-elle destinée ?
Nokia travaille avec ICEYE pour développer des satellites de communication qui permettront à l’Europe d’avoir une alternative souveraine à Starlink. Les premiers satellites devraient être lancés en 2028.
Nokia, une entreprise européenne spécialisée dans les télécommunications, a annoncé le développement d’un système de communication par satellite en orbite terrestre basse (LEO) pour concurrencer Starlink, le service de connexion internet par satellite d’Elon Musk. Contrairement à Starlink, qui cible principalement les particuliers et les entreprises, cette nouvelle offre de Nokia est conçue pour les gouvernements. Les premiers satellites de ce partenariat avec ICEYE, une autre entreprise finlandaise, devraient être lancés en 2028. Nokia n’est plus présent sur le marché des smartphones depuis longtemps, mais reste un acteur majeur dans d’autres domaines technologiques, notamment l’intelligence artificielle et désormais les communications spatiales.
Nokia s’est associé à ICEYE, une entreprise finlandaise spécialisée dans la surveillance spatiale, pour développer des satellites de communication en orbite terrestre basse (LEO). Ces satellites visent à offrir un haut débit et une faible latence, c’est-à-dire une connexion internet rapide et sans délai important entre l’envoi et la réception des données. Contrairement à Starlink, cette offre ne sera pas accessible au grand public, mais réservée aux gouvernements. Les usages prévus incluent la défense, la surveillance des frontières, les services d’urgence et la gestion des catastrophes naturelles. Les deux entreprises ont pour objectif de fournir une solution souveraine, c’est-à-dire indépendante des technologies étrangères, notamment américaines.
Le partenariat entre Nokia et ICEYE a pour but de proposer une alternative européenne à Starlink, afin que les gouvernements puissent éviter de dépendre de technologies américaines pour leurs communications par satellite. Cette dépendance a été mise en lumière pendant la guerre en Ukraine, où certains pays ont exprimé le besoin de maîtriser pleinement leurs infrastructures de communication. Le PDG d’ICEYE a souligné que « les nations doivent pouvoir posséder et contrôler pleinement leurs communications, sans dépendre des conditions de service d’un opérateur commercial étranger ». L’offre inclura non seulement les satellites, mais aussi des terminaux renforcés pour résister à des conditions extrêmes et les infrastructures terrestres nécessaires.
L’offre de Nokia et ICEYE ne s’adresse pas au grand public, mais exclusivement aux gouvernements qui souhaitent sécuriser leurs communications pour des usages stratégiques. Contrairement à Starlink, qui vise une couverture mondiale permanente, cette solution européenne fournira un service ciblé géographiquement, en fonction des besoins spécifiques des États. Les premiers satellites devraient être déployés en 2028, mais aucun chiffre précis sur les performances ou les coûts n’a encore été communiqué. Les gouvernements pourraient utiliser cette technologie pour des missions de défense, de surveillance des frontières, de gestion des crises ou de réponse aux catastrophes naturelles.
Ce projet s’inscrit dans une volonté européenne de renforcer son autonomie technologique face aux États-Unis et à d’autres puissances. Nokia et ICEYE mettent en avant leur capacité à livrer rapidement des solutions souveraines, comme en témoigne la fourniture à la Pologne d’un système de satellite radar en moins d’un an. Le partenariat vise à reproduire ce rythme pour les communications par satellite, tout en respectant les délais imposés par les nations. L’objectif est de compléter les systèmes de surveillance spatiale déjà proposés par ICEYE, en ajoutant une couche de communication sécurisée et indépendante.

