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Généraliste

Christine Fréchette choisit la voie «autonomiste»

Le Devoir · mis à jour il y a 9 j

Pour une deuxième journée de suite, la cheffe caquiste est forcée de préciser sa posture sur la question référendaire..

Christine Fréchette et autonomisme

Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), a choisi de se définir comme autonomiste plutôt que comme souverainiste ou fédéraliste, lors d’une conférence de presse le 11 septembre 2026. Cette posture marque une évolution par rapport à son passé, car elle a précédemment travaillé dans le cabinet d’un ministre du Parti québécois (PQ), un parti historiquement associé à l’indépendance du Québec. Fréchette a répété à cinq reprises le terme autonomiste en moins d’une minute, précisant que son parti vise à « défendre et assurer la prospérité du Québec dans le cadre canadien ». Elle a également souligné que 70 % des Québécois ne souhaitent pas un référendum sur l’avenir politique du Québec, une donnée qui influence sa position actuelle.

Réactions des adversaires politiques

La position de Fréchette a suscité des critiques, notamment de la part de Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ). Ce dernier a qualifié la situation de « ridicule » et de « cirque », affirmant que sur un bulletin de vote référendaire, il n’y aurait que deux options : Oui ou Non à la souveraineté, et non une troisième voie comme l’autonomisme. Milliard a également reproché à Fréchette de ne pas clarifier sa position sur la question la plus déterminante pour l’avenir du Québec, la qualifiant de « pitié ». Jean-François Lisée, ancien ministre péquiste et ancien collègue de Fréchette, a rappelé qu’elle était autrefois une indépendantiste, ce qu’elle a refusé de commenter directement.

Contexte politique et historique

Christine Fréchette a été pressée par les journalistes de préciser sa position sur la question référendaire pendant deux jours consécutifs. Elle a d’abord déclaré que son avis « n’a pas d’importance », puis a nuancé en affirmant qu’elle était autonomiste et qu’elle travaillait à éviter un référendum. Cette stratégie rappelle celle de François Legault, prédécesseur de Fréchette à la tête de la CAQ, qui avait également insisté sur le manque d’appétit des Québécois pour un référendum. Fréchette a rejoint la CAQ en 2022, après une carrière au Parti québécois, ce qui ajoute une dimension personnelle à son parcours politique. Son silence sur sa position exacte sur la souveraineté contraste avec son passé militant.

Ce que ça pourrait changer

Le débat sur la souveraineté du Québec est un sujet récurrent en politique québécoise, opposant traditionnellement les *souverainistes* (qui veulent l’indépendance) et les *fédéralistes* (qui souhaitent rester dans le Canada). L’*autonomisme*, position adoptée par Fréchette, se situe entre ces deux extrêmes : il prône une plus grande autonomie du Québec au sein du Canada, sans nécessairement viser l’indépendance. Ce choix stratégique pourrait permettre à la CAQ de rassembler des électeurs aux opinions divergentes, tout en évitant de s’engager clairement sur un référendum. Cependant, il expose Fréchette à des critiques, comme celles de Milliard, qui y voient une absence de clarté et une forme de flou politique.

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