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Généraliste

Débat des chefs : tarifs, coût de la vie et … référendum au cœur des échanges

ICI Radio-Canada · mis à jour 24 sept.

Il a été question, mercredi soir, de Donald Trump, d'insécurité économique et d'indépendance, notamment..

Débat électoral intense

Le 23 septembre 2026, cinq chefs de partis politiques québécois ont participé à un débat télévisé diffusé sur les ondes de Radio-Canada, à moins de deux semaines des élections générales québécoises. Ce débat, modéré par Patrice Roy, a abordé cinq thèmes principaux : l’avenir du Québec, l’insécurité économique, le mur budgétaire, le Québec « fou de ses enfants » et la santé. Les échanges ont été marqués par des tensions, notamment sur la gestion de la crise économique actuelle, les relations avec les États-Unis sous la présidence de Donald Trump, et la question de l’indépendance du Québec. Les chefs ont défendu leurs positions tout en promettant de soutenir les Québécois face à la crise. Ce débat s’inscrit dans une série de joutes électorales organisées par différents médias avant le scrutin du 5 octobre 2026.

Guerre tarifaire USA-Québec

La guerre tarifaire en cours entre le Québec et les États-Unis, sous l’administration de Donald Trump, a été au cœur des discussions. La première ministre sortante et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, a affirmé avoir bien géré cette crise, assurant qu’elle n’avait pas entraîné l’hécatombe économique redoutée. Cependant, ses adversaires lui ont reproché une réaction trop lente après l’élection de Trump en novembre 2024. Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a critiqué l’inaction du gouvernement, tandis que Charles Milliard, du Parti libéral du Québec (PLQ), a estimé que les 30 000 emplois à risque évoqués par Fréchette étaient en réalité bien plus nombreux. Cette crise a mis en lumière les tensions entre le Québec et le gouvernement fédéral, notamment sur des mesures comme la « mégadéduction fiscale pour les entreprises » annoncée par Ottawa, qui privera le Québec de 1 milliard de dollars de revenus par an.

Réduction des dépenses publiques

Tous les partis en lice, à l’exception de Québec solidaire (QS), ont exprimé leur volonté de réduire radicalement les dépenses publiques pour atteindre un déficit zéro. Cette approche vise à limiter l’endettement de l’État, mais elle soulève des questions sur ses conséquences. Ruba Ghazal, cheffe de QS, a mis en garde contre les coupes budgétaires, arguant qu’elles pourraient fragiliser les services publics. Elle a souligné que les fonctionnaires ne se contentent pas de « brocher des feuilles », mais fournissent des services essentiels. Éric Duhaime, du PCQ, a proposé de réduire la réglementation et la bureaucratie, tandis que les autres partis envisagent de supprimer des milliers de postes dans la fonction publique. Le Fonds de développement économique (FDE), critiqué par certains, a également été évoqué comme une cible potentielle de réduction.

Référendum sur la souveraineté

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ) et favori des sondages, a réaffirmé son intention d’organiser un troisième référendum sur la souveraineté du Québec une fois Donald Trump quitté la Maison-Blanche. Il a défendu cette idée en citant Jacques Parizeau, ancien premier ministre, pour qui la démocratie doit être assumée sans crainte. Plamondon a également souligné le déclin historique du français et de la culture québécoise, un argument qu’il oppose à ses détracteurs. Éric Duhaime, du PCQ, a vivement critiqué cette proposition, l’accusant de vouloir « envoyer le Québec dans le mur ». Charles Milliard, du PLQ, a quant à lui défendu l’appartenance du Québec au Canada, le présentant comme une grande puissance économique au sein du G7.

Immigration et demandeurs d'asile

La gestion de l’immigration a été un sujet clivant lors du débat. Éric Duhaime, du PCQ, a annoncé qu’un éventuel gouvernement conservateur renverrait 70 000 demandeurs d’asile, affirmant qu’un tiers d’entre eux seraient des « faux réfugiés ». Cette déclaration a suscité une vive réaction de la part de Ruba Ghazal, cheffe de QS, qui a rappelé que des demandeurs d’asile avaient joué un rôle clé pendant la pandémie. Duhaime a précisé sa pensée en proposant de rendre le Québec moins attractif pour ces migrants, notamment en coupant l’aide sociale et en bloquant leur accès aux logements sociaux et aux garderies subventionnées. Cette proposition reflète une approche stricte de l’immigration, en opposition avec les positions plus ouvertes des autres partis.

Ce que ça pourrait changer

Le débat du 23 septembre 2026 marquait la dernière joute électorale avant le scrutin du 5 octobre 2026. Le vote par anticipation débutera le dimanche 2 octobre, tandis que le vote au bureau du directeur de scrutin est possible dès le vendredi 1er octobre. Ce calendrier serré laisse peu de temps pour les dernières tractations avant le scrutin. Le débat s’inscrit dans une série d’échanges organisés par différents médias, dont Radio-Canada, TVA et Bell Média, pour permettre aux électeurs de comparer les positions des cinq principaux partis en compétition : la CAQ, le PQ, le PLQ, QS et le PCQ.

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