Le logiciel français le plus utilisé dans le monde : VLC dépasse les 7 milliards de téléchargements. Tout a commencé avec un projet d’étudiants
VLC, considéré comme le logiciel français le plus utilisé dans le monde, continue de gagner en popularité. Après avoir dépassé les 6 milliards de téléchargements en 2025, celui-ci vient de franchir les 7 milliards de téléchargements.
En 2026, VLC, un logiciel français gratuit et open-source, continue d’être largement utilisé malgré la domination du streaming. Ce lecteur multimédia, principalement conçu pour lire des fichiers hors-ligne, a dépassé les 7 milliards de téléchargements, après avoir franchi la barre des 6 milliards en janvier 2025. Ces chiffres illustrent sa popularité persistante dans un paysage numérique où les services de streaming comme Netflix ou Disney+ sont devenus la norme. VLC se distingue par sa gratuité, son absence de publicité et sa capacité à lire presque tous les formats de fichiers vidéo et audio, sans nécessiter d’installation de codecs supplémentaires. Contrairement aux plateformes de streaming, il permet aux utilisateurs de consulter leurs fichiers locaux sans dépendre d’une connexion internet, ce qui explique en partie son succès durable.
VLC ne se contente pas de rester statique : il évolue constamment pour s’adapter aux nouvelles technologies. Par exemple, en 2026, le logiciel a été adapté pour fonctionner sur le système d’exploitation Vega OS d’Amazon, conçu pour les télévisions connectées. Cette adaptation montre que VLC reste pertinent dans un écosystème où les écrans intelligents et les appareils connectés se multiplient. De plus, les développeurs travaillent activement à l’intégration de nouveaux codecs, c’est-à-dire des formats de compression et de décompression de données, pour lire des fichiers toujours plus récents et variés. En 2025, VLC avait déjà intégré une fonctionnalité basée sur l’intelligence artificielle (IA) pour générer automatiquement des sous-titres, une innovation qui facilite l’accès aux contenus pour les personnes malentendantes ou pour les langues peu répandues.
VLC est né en 1996 d’un projet étudiant à l’École Centrale Paris (aujourd’hui CentraleSupélec), une grande école d’ingénieurs française. À l’époque, des étudiants souhaitaient moderniser le réseau informatique de leur école, le VIA Centrale, en le rendant plus performant. Pour justifier cette mise à niveau, ils ont développé deux outils : VLS (VideoLAN Server), un serveur pour diffuser des flux vidéo, et VLC (VideoLAN Client), un lecteur pour les visualiser. Leur objectif initial était de regarder la télévision sur leurs ordinateurs personnels, mais leur projet a rapidement pris une ampleur inattendue. Aujourd’hui, VLC est maintenu et amélioré par l’organisation VideoLAN, une structure à but non lucratif qui perpétue l’esprit collaboratif et open-source de ses débuts.
Jean-Baptiste Kempf, l’un des étudiants à l’origine de VLC en 1996, joue toujours un rôle central dans son développement. Il occupe aujourd’hui le poste de président de *VideoLAN*, l’organisation qui gère le projet. En parallèle de cette activité, il a lancé en 2026 une startup nommée *Kyber*, spécialisée dans les logiciels open-source pour l’*IA physique*. Cette technologie vise à connecter en temps réel des humains, des agents d’IA, des robots, des drones et d’autres systèmes autonomes, avec un délai quasi nul, où que ces utilisateurs se trouvent dans le monde. En juin 2026, Kyber a annoncé une levée de fonds d’*amorçage* (c’est-à-dire un financement initial pour démarrer une entreprise) de 5 millions de dollars, menée par le fonds d’investissement *Lightspeed Venture Partners*, avec la participation d’*Ovni Capital* et de *Kima Ventures*. Cette initiative reflète l’ambition de Kempf de contribuer à l’avenir de l’IA, au-delà du simple visionnage de vidéos.

