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Généraliste

Quoi voir sur vos écrans cette fin de semaine?

Le Devoir · mis à jour 3 oct.

Une sélection de nos critiques pour guider vos visionnages du week-end..

Trois films à découvrir

Cette semaine, trois films retiennent l’attention des critiques du Devoir, chacun explorant des thèmes distincts. Digger, réalisé par Alejandro G. Iñárritu, est salué pour sa maîtrise technique mais critiqué pour son excès de tonitruance : un style où le réalisateur pousse les effets visuels et sonores à leur paroxysme, au point de saturer le spectateur. Le film, en lice pour un Oscar, oscille entre ambition artistique et surcharge émotionnelle, ce qui peut rendre l’expérience épuisante pour certains. Black Zombie, documentaire de Maya Annik Bedward, plonge dans les origines du mythe du zombie, en remontant aux croyances haïtiennes et caribéennes, souvent déformées par Hollywood. Ce film interroge le colonialisme et la récupération culturelle, offrant une perspective historique et politique sur un archétype populaire. Enfin, À pied d’œuvre, primé à Venise en 2025, raconte l’histoire d’un ancien photographe devenu écrivain, contraint de travailler comme homme à tout faire via une application. Le film aborde les difficultés économiques des créateurs à l’ère de l’intelligence artificielle, un sujet d’actualité en 2026.

Critiques et réceptions

Les critiques du Devoir soulignent que Digger est un film stimulant pour les cinéphiles, notamment pour ses prouesses techniques, mais que son manque de nuances dans le ton peut nuire à l’immersion. L’article compare cette expérience à une conversation avec une personne qui parle sans cesse à voix haute, rendant difficile la concentration sur les subtilités du récit. Black Zombie est présenté comme un documentaire brillant, qui dépasse le simple divertissement pour offrir une réflexion sur l’histoire et les stéréotypes culturels. Le film est salué pour sa rigueur et son approche pédagogique, même si son sujet, bien que riche, peut sembler niche pour certains publics. Quant à À pied d’œuvre, il est décrit comme un film âpre et magnifique, dont la sortie tardive au Québec coïncide avec des débats contemporains sur la précarité des métiers artistiques et l’impact de l’IA sur la création.

Ce que ça pourrait changer

Le contexte de 2026 joue un rôle clé dans la réception de ces films. *À pied d’œuvre* résonne particulièrement avec les discussions actuelles sur la valeur du travail créatif et les défis économiques des artistes, notamment face aux avancées technologiques comme l’intelligence artificielle. Le film, primé à Venise en 2025, a mis près d’un an à sortir au Québec, ce qui a pu retarder son impact médiatique. *Black Zombie*, en revanche, s’inscrit dans une tendance plus large de réappropriation des récits culturels, où les réalisateurs revisitent les mythes pour en révéler les couches politiques et historiques. Enfin, *Digger* illustre la quête de reconnaissance internationale (via les Oscars) qui pousse certains cinéastes à adopter des styles plus spectaculaires, parfois au détriment de la subtilité.

Sujets complémentaires

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