NapseflowNapseflow
Culture

Mort de Ratko Mladić, Bosnie Herzégovine /Massacre de Tulle

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 2 j

À 7h38 Julie Gacon reçoit la romancière Maylis Besserie et l'historien Fabrice Grenard, pour revenir sur le "massacre de Tulle" du 9 juin 1944..

Mort de Ratko Mladić

Le général Ratko Mladić, figure controversée de la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995), est décédé en août 2026. Commandant en chef de l’armée de la République serbe de Bosnie (VRS), il a été condamné en 2017 par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à la prison à perpétuité pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Ces crimes incluent notamment le massacre de plus de 8 000 Bosniaques musulmans à Srebrenica en juillet 1995. Sa mort ravive les débats sur la mémoire des conflits en ex-Yougoslavie et sur la justice internationale. Les réactions en Bosnie-Herzégovine sont contrastées : certaines communautés serbes le considèrent comme un héros, tandis que les Bosniaques et les Croates y voient un symbole de la violence ethnique. Le TPIY, créé en 1993, a joué un rôle clé dans la poursuite des responsables des crimes de guerre en ex-Yougoslavie, mais son héritage reste débattu.

Massacre de Tulle en 1944

Le 9 juin 1944, la ville de Tulle, en Corrèze (France), a été le théâtre d’un massacre perpétré par la deuxième division SS Das Reich, une unité allemande de la Waffen-SS. En représailles à des attaques de la Résistance française, 99 hommes ont été pendus ou fusillés, et 149 autres déportés vers des camps de concentration. Ce crime s’inscrit dans une série de violences commises par cette division, qui a également participé au massacre d’Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944, où 642 civils ont été tués. Ces événements rappellent l’intensité de la répression nazie en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, la mémoire de ces crimes et de la résistance locale est menacée par l’oubli et les divisions politiques, selon les intervenants de l’émission.

Mémoire de la résistance

La romancière Maylis Besserie et l’historien Fabrice Grenard ont discuté de la fragilité de la mémoire collective autour du massacre de Tulle et de la résistance française. Leur livre Les filles du 9 juin (Grasset, 2026) explore les récits des femmes impliquées dans ces événements, souvent éclipsés par les récits masculins traditionnels. Fabrice Grenard souligne que la mémoire de la Résistance, bien que célébrée en France, est parfois instrumentalisée ou simplifiée, notamment par des discours politiques contemporains. Maylis Besserie met en lumière les silences et les tabous persistants, comme le rôle des femmes dans la Résistance ou les divisions internes au sein des mouvements résistants. Ces travaux rappellent que l’histoire locale et les mémoires individuelles sont essentielles pour comprendre les grands récits nationaux.

Ce que ça pourrait changer

Flore Benguigui, chanteuse et compositrice, a été invitée pour parler de son approche innovante du jazz. Elle défend une vision du jazz qui intègre des influences variées, comme la musique traditionnelle ou les sons électroniques, tout en restant ancrée dans l’improvisation. Son travail s’inscrit dans une volonté de moderniser le genre sans renier ses racines. Elle a évoqué l’importance de la transmission et de l’accessibilité, notamment pour toucher un public plus large. Son parcours illustre la vitalité actuelle du jazz en France, où des artistes comme elle réinventent les codes pour attirer de nouveaux auditeurs, tout en rendant hommage aux pionniers du genre.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.