Ukraine : Poutine et Zelensky prêts à reprendre des négociations tripartites avec les États-Unis
Après avoir reçu mercredi l’émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine s’est dit prêt à reprendre des négociations tripartites avec Kiev et Washington pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine. Volodymyr Zelensky a affirmé dans la foulée y être lui aussi favorable..
Le 21 octobre 2026, Steve Witkoff, émissaire spécial du président américain Donald Trump, a rencontré à Saint-Pétersbourg le président russe Vladimir Poutine et son conseiller diplomatique Iouri Ouchakov pour discuter de la guerre en Ukraine. Cette réunion a duré près de trois heures et a été qualifiée de détaillée et franche par M. Ouchakov. Par ailleurs, Volodymyr Zelensky, président ukrainien, a rencontré à Oslo les dirigeants européens et l'émissaire américain. Ces rencontres s'inscrivent dans le cadre d'une reprise des négociations tripartites entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis, prévues pour début novembre 2026, après les élections de mi-mandat américaines.
Vladimir Poutine a exprimé sa volonté de reprendre les négociations trilatérales à partir du 10 novembre 2026, avec pour objectif la mise en place d'un système de sécurité pour la Russie et l'Ukraine. Volodymyr Zelensky, quant à lui, a soutenu ces pourparlers tout en insistant sur des propositions plus ambitieuses, incluant un cessez-le-feu, la fin de la guerre, des initiatives humanitaires, la libération des prisonniers et le retour des diplomates. Zelensky a également proposé un gel de la ligne de front actuelle, qu'il présente comme la seule voie pour mettre fin au conflit. Cependant, Moscou rejette toute trêve préalable aux négociations, craignant que Kiev en profite pour se réarmer.
Les États-Unis, par la voix de Donald Trump, ont affiché un optimisme prudent quant à la possibilité d'un accord avant l'hiver 2026. Trump a déclaré que la fin de la guerre en Ukraine n'avait jamais été aussi proche, évoquant des discussions avec Poutine sur ce sujet. Cependant, plusieurs médias internationaux, comme The Washington Post, El País et la BBC, se montrent sceptiques. Ils soulignent que Poutine ne semble pas prêt à faire des concessions majeures et que ses motivations pourraient être influencées par des gestes récents de Trump, comme la levée de sanctions contre la Russie. Les observateurs notent également que les élections de mi-mandat américaines, prévues avant ces négociations, pourraient modifier l'équilibre des forces à Washington.
Les négociations tripartites, bien que présentées comme une avancée, restent *hypothétiques* selon plusieurs analystes. La Russie exige le désarmement de l'Ukraine, une condition rejetée par Kiev qui craint de se retrouver *à la merci* de Moscou. Par ailleurs, le contexte politique américain et européen joue un rôle clé : un changement de majorité au Congrès américain pourrait freiner les efforts de paix. Enfin, la situation militaire sur le terrain, avec une défense aérienne ukrainienne sous pression et l'arrivée de l'hiver, pourrait inciter Poutine à adopter une stratégie plus agressive, selon la *BBC*.

