Avant la capture de Maduro, Trump a demandé à Grok comment les Vénézuéliens réagiraient
En décembre 2025, un mois avant la capture de Nicolás Maduro, Donald Trump a demandé à Grok, le chatbot d'Elon Musk, comment les Vénézuéliens réagiraient, d'après le magazine Time. Le président en serait ressorti convaincu que cette IA était « ingénieuse »..
En octobre 2026, l'ancien président américain Donald Trump a utilisé l'intelligence artificielle Grok pour évaluer les réactions potentielles des Vénézuéliens face à un événement majeur : la capture de Nicolás Maduro, alors président du Venezuela. Ce scénario s'inscrit dans un contexte géopolitique tendu, où les États-Unis et le Venezuela entretiennent des relations complexes, marquées par des sanctions économiques et des tensions diplomatiques. Trump, connu pour son usage controversé des réseaux sociaux et des outils numériques, a ici recours à une technologie émergente pour anticiper les conséquences d'une action politique. Grok est un modèle d'intelligence artificielle développé par la société xAI, fondée par Elon Musk, spécialisé dans l'analyse de données et la génération de réponses textuelles. L'utilisation de cet outil par un acteur politique soulève des questions sur l'influence croissante de l'IA dans la prise de décision diplomatique.
L'épisode révèle l'intégration progressive de l'intelligence artificielle dans les processus décisionnels des dirigeants politiques. Grok, comme d'autres outils similaires, permet d'analyser rapidement de vastes quantités d'informations pour prédire des réactions sociales ou politiques. Dans ce cas précis, Trump aurait sollicité l'avis de l'IA pour évaluer l'impact d'une opération militaire ou d'une intervention étrangère sur la population vénézuélienne. Cette pratique illustre une tendance où les technologies numériques deviennent des conseillers informels, voire des outils de légitimation pour des décisions controversées. Cependant, l'article ne précise pas si l'IA a fourni une réponse factuelle ou simplement une simulation basée sur des données existantes. L'utilisation de l'IA en diplomatie pose des questions éthiques, notamment sur la fiabilité des prédictions et la transparence des algorithmes utilisés.
L'article ne détaille pas les résultats obtenus par Trump via *Grok*, mais l'épisode met en lumière les risques liés à l'automatisation des prises de décision en politique étrangère. Si une IA peut analyser des tendances ou des opinions publiques, elle ne remplace pas l'expertise humaine ni les nuances contextuelles. Par ailleurs, cette utilisation soulève des inquiétudes quant à la déshumanisation des processus décisionnels, où des algorithmes pourraient influencer des choix aux conséquences géopolitiques majeures. Le Venezuela, déjà fragilisé par une crise économique et sociale prolongée, pourrait voir ses tensions internes exacerbées par une intervention extérieure, quelle qu'en soit la forme. Enfin, l'épisode interroge sur l'équilibre des pouvoirs : un dirigeant peut-il se reposer sur une IA pour justifier une action controversée, comme une capture ou un changement de régime ?

