La porte-parole de la Maison-Blanche limogée cinq jours après sa prise de fonctions
Katie Zacharia, qui remplaçait depuis lundi Karoline Leavitt au poste de porte-parole de la Maison-Blanche, a été limogée vendredi, cinq jours seulement après sa prise de fonctions. Une présentation ratée à la presse et un CV enjolivé ont eu raison de la juriste et ancienne commentatrice conservatrice..
Katie Zacharia, nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche, a été limogée seulement cinq jours après sa prise de fonctions, le 17 octobre 2026. Ce départ précipité rappelle celui d’Anthony Scaramucci, directeur de la communication de Donald Trump en 2017, resté à peine dix jours en poste. Zacharia, 41 ans, juriste et ancienne commentatrice conservatrice, n’a même pas eu le temps de s’installer à Washington. Son renvoi a été annoncé après une conversation avec Donald Trump, qui lui a demandé de reconsidérer sa position. Deux sources anonymes citées par The Washington Post suggèrent qu’elle pourrait occuper un autre poste au sein de l’administration, bien que cela ne soit pas confirmé officiellement.
Le premier point presse de Katie Zacharia, le 13 octobre 2026, a été un échec cuisant. Elle s’est contentée de lire un texte préparé à l’avance et n’a répondu aux questions que pendant 5 minutes et 30 secondes avant de mettre fin à la conférence. Cette intervention, jugée catastrophique par The New York Times, a immédiatement suscité des moqueries et des critiques. Malgré cela, le directeur de la communication de Trump, Steven Cheung, avait affirmé qu’elle avait impressionné tout le monde après seulement quelques jours de travail. Cette performance a marqué le début de la fin pour sa courte carrière à la Maison-Blanche.
Un autre problème majeur a précipité la chute de Zacharia : des inexactitudes dans son CV. Présentée par Donald Trump comme une avocate, elle avait affirmé avoir passé l’examen du barreau lors d’un séjour en Chine. Or, il s’est avéré qu’elle n’avait passé cet examen qu’une seule fois, en Californie, et l’avait échoué. Cette révélation a été rendue publique le 15 octobre 2026, soit deux jours après sa prise de fonctions. Le lendemain, elle a tenté de se racheter en accordant des interviews à des médias proches de Trump, mais ces prestations ont encore aggravé la situation, selon The Guardian.
Le limogeage de Zacharia a relancé les débats sur le chaos qui caractérise la gestion du personnel sous la présidence de Donald Trump. Plusieurs médias, dont El País, soulignent que cette pratique de désigner des bouc émissaires féminins en cas de crise semble être une tendance récurrente. Parmi les exemples cités figurent les départs de Pam Bondi, Tulsi Gabbard, Kristi Noem ou encore Kimberly Guilfoyle. Cette situation illustre une règle non écrite de la seconde présidence de Trump : en cas de crise, les femmes sont souvent les premières sacrifiées. Zacharia, quant à elle, a salué Trump dans un message sur X, le qualifiant de homme bon, merveilleux et travailleur, sans montrer d’amertume.
Le cas de Katie Zacharia rappelle celui d’Anthony Scaramucci, surnommé le *Mooch*, dont le mandat de dix jours en 2017 était devenu emblématique du *chaos* dans la gestion du personnel sous Trump. Comme Zacharia, Scaramucci avait été présenté comme une figure clé avant de connaître un départ précipité. Ces deux exemples illustrent une tendance récurrente dans l’administration Trump : une rotation rapide des collaborateurs, souvent liée à des polémiques ou à des maladresses. Ces départs éclair contribuent à alimenter l’image d’une présidence marquée par l’improvisation et les tensions internes.

