NapseflowNapseflow
Généraliste

Après 39 jours de campagne, les chefs livrent leur ultime message

ICI Radio-Canada · mis à jour 4 oct.

L'heure est au bilan de campagne pour les cinq formations qui pourraient former le prochain gouvernement..

Fin de campagne électorale

Après 39 jours de campagne pour les élections provinciales québécoises, les chefs des principaux partis politiques ont livré leur dernier message la veille du scrutin, prévu le lundi 6 octobre 2026. Les électeurs appelés à voter doivent choisir leurs députés et déterminer quelle formation politique formera le prochain gouvernement du Québec. Cette élection s'annonce particulièrement serrée, avec des résultats historiques et incertains selon les chefs. Les enjeux sont majeurs, notamment en raison des urgences sociales et économiques à adresser, et des craintes d'un gouvernement minoritaire qui limiterait la capacité d'action des partis.

Bilan du Parti québécois

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), a conclu sa campagne en exprimant à la fois de la fierté et de la fébrilité à l'idée du scrutin du lendemain. Il a souligné avoir mené une campagne axée sur l'intelligence des électeurs et espère un changement de cap politique important. Le PQ, parti souverainiste, craint une situation de gouvernement minoritaire, ce qui pourrait limiter son action. St-Pierre Plamondon a évoqué le risque de devoir retourner aux urnes dans 12 à 18 mois si aucun parti n'obtient de majorité claire. Le parti mise sur ses valeurs progressistes et son projet de souveraineté pour convaincre, malgré des sondages défavorables dans certaines circonscriptions.

Stratégie conservatrice

Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), a terminé sa campagne en insistant sur l'importance de la participation électorale. Il a qualifié cette élection de déterminante et a appelé les électeurs à se mobiliser, notamment dans les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches où le PCQ espère réaliser des gains. Duhaime a exprimé sa confiance en une percée significative, visant au moins 12 députés ou 20 % des votes, un seuil qui lui permettrait de former un groupe parlementaire reconnu. Lors des dernières élections de 2022, le PCQ avait obtenu environ 13 % des voix sans élire de député. Il a également critiqué les idées de ses adversaires, jugées non viables financièrement.

Défis pour la CAQ

Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), a conclu sa campagne en Mauricie en affirmant que son parti conservait un momentum, malgré des sondages défavorables. Elle a défendu l'idée que les Québécois recherchent un changement, qu'elle incarne selon elle, et a critiqué le projet souverainiste du PQ, jugé incompatible avec les aspirations de la population. Fréchette a évoqué la possibilité que son parti soit réduit à quelques sièges, voire rayé de la carte électorale, mais a appelé à une mobilisation dans tous les comtés pour maintenir une troisième voie politique active. Elle a souligné que la CAQ représente une alternative aux partis traditionnels.

Optimisme libéral

Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), s'est montré très optimiste quant aux résultats de l'élection, estimant qu'une victoire libérale est tout à fait possible. Il a critiqué les propositions du PCQ, jugées irréalistes financièrement, tout en reconnaissant l'attrait de son discours pour certains électeurs. Milliard a terminé sa campagne en Estrie, une région historiquement favorable aux libéraux mais où la lutte s'annonce serrée. Il a appelé ses militants à ne rien lâcher, évoquant des élections fédérales récentes où la victoire s'est jouée à quelques voix près. Le PLQ mise sur son expérience et sa modération pour séduire les électeurs.

Appel de Québec solidaire

Ruba Ghazal, aspirante première ministre pour Québec solidaire (QS), a lancé un appel à la gauche québécoise pour qu'elle se range derrière son parti, face à ce qu'elle qualifie de vent de droite soufflant sur les autres formations politiques. Elle a présenté QS comme le seul parti défendant les idées progressistes, notamment pour les jeunes, les travailleurs et les locataires. Ghazal a promis un projet de pays où l'État jouerait un rôle fort pour protéger les citoyens, en opposition à l'austérité prônée par le PQ. Elle a également souligné que sa campagne a permis de montrer son engagement et son ton positif, espérant ainsi convaincre les électeurs de voter massivement pour QS afin de contrer l'influence du PCQ.

Ce que ça pourrait changer

L'élection québécoise de 2026 s'annonce extrêmement serrée, avec des luttes électorales dans plusieurs circonscriptions, notamment en Estrie et en Beauce, où les résultats pourraient basculer à quelques voix près. Les sondages des derniers jours ont montré une grande incertitude, avec des craintes de gouvernement minoritaire ou de résultats historiques pour certains partis. Les chefs ont tous insisté sur l'importance de la participation électorale, chaque vote pouvant faire la différence. Les enjeux sont multiples : gestion des urgences sociales, orientation économique, et projet de société, avec des clivages marqués entre souveraineté, progressisme et conservatisme.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.