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Généraliste

Deux républicains au centre de luttes serrées rompent avec Trump sur l’Iran

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 9 h

Mardi, le président américain a de nouveau défendu la guerre en Iran devant l'Assemblée générale de l'ONU..

Contexte électoral

À six semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues en novembre 2026, deux candidats républicains au Sénat, Ashley Hinson dans l'Iowa et Mike Rogers dans le Michigan, prennent publiquement leurs distances avec la politique étrangère du président Donald Trump. Ces élections sont cruciales car elles pourraient modifier l'équilibre des forces au Congrès américain. Les candidats républicains en difficulté dans leurs circonscriptions électorales tentent de se distancier des positions impopulaires de leur parti pour séduire les électeurs, alors que l'inflation et le coût de la vie figurent parmi les principales préoccupations des Américains.

Guerre en Iran

La guerre en Iran, qui dure depuis huit mois au moment de l'article, oppose les États-Unis et leurs alliés à l'Iran. Ce conflit a des répercussions économiques majeures, notamment une hausse des prix de l'essence et du diesel, qui pèsent lourdement sur les ménages et les entreprises américaines. Par exemple, le diesel, essentiel pour l'agriculture et le transport dans des États ruraux comme l'Iowa, voit ses prix flamber. Selon l'article, cette guerre a déjà coûté 43,6 milliards de dollars aux États-Unis jusqu'à présent. Les candidats républicains Hinson et Rogers estiment que cette guerre doit prendre fin rapidement pour réduire ces coûts et apaiser les tensions économiques.

Positions des candidats

Ashley Hinson, candidate républicaine au Sénat dans l'Iowa, a publié un message sur les réseaux sociaux le 22 septembre 2026 pour réclamer la fin de la guerre en Iran, déclarant que « la guerre doit prendre fin rapidement et de manière satisfaisante ». Elle souligne que les habitants de l'Iowa ne devraient pas avoir à payer le prix de cette guerre à la pompe ou à la caisse. Pourtant, moins d'une semaine avant cette déclaration, elle avait voté contre une résolution visant à limiter les pouvoirs de guerre de Donald Trump, marquant une contradiction dans ses positions. Mike Rogers, candidat au Sénat dans le Michigan, a également appelé à la fin du conflit dans une publicité électorale diffusée le même jour, affirmant que la fin de la guerre entraînerait une baisse des coûts de l'énergie.

Réaction de Trump

Le président Donald Trump, qui défend une ligne dure contre l'Iran, a réaffirmé son soutien à la guerre lors de son discours à l'Assemblée générale de l'ONU le 22 septembre 2026. Il a présenté deux options : conclure un accord avec l'Iran ou « anéantir » le pays, sans laisser aucune chance de survie. Trump a précisé que sa décision n'était pas influencée par des considérations électorales et a exprimé l'espoir que l'Iran accepterait de négocier après les élections de novembre 2026. Cette position radicale contraste avec les appels à la modération des deux candidats républicains, reflétant une division au sein du parti sur la gestion du conflit.

Ce que ça pourrait changer

L'impact économique de la guerre en Iran est un facteur clé de cette crise politique. La hausse des prix de l'énergie, notamment du diesel, touche particulièrement les États ruraux comme l'Iowa, où l'agriculture et le transport dépendent fortement de ce carburant. Les électeurs, déjà préoccupés par l'inflation, voient dans la fin de la guerre un moyen de réduire ces coûts. Les candidats républicains en difficulté électorale, comme Hinson et Rogers, misent sur cette préoccupation pour regagner la confiance des électeurs et se démarquer de la ligne dure de Trump, dont les positions sont de plus en plus impopulaires.

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