Donald Trump a interrogé Grok sur les effets d’une capture de Maduro au Venezuela, un mois avant de l’ordonner
En décembre 2025, un mois avant la capture de Nicolás Maduro, Donald Trump a demandé à Grok, le chatbot d'Elon Musk, comment les Vénézuéliens réagiraient, d'après le magazine Time. Le président en serait ressorti convaincu que cette IA était « ingénieuse »..
Donald Trump, ancien président des États-Unis, a utilisé Grok, un chatbot d'intelligence artificielle développé par la société xAI (filiale de X, anciennement Twitter), pour obtenir des analyses sur les conséquences géopolitiques d'une éventuelle arrestation de Nicolás Maduro, président du Venezuela. Cette consultation a eu lieu environ un mois avant que Trump n'ordonne effectivement une opération visant à capturer Maduro. Un chatbot est un programme informatique capable de dialoguer avec des humains via du texte ou de la voix, en simulant une conversation naturelle. Grok se distingue par son accès à des données en temps réel, notamment via la plateforme X, ce qui lui permet de fournir des réponses actualisées sur des sujets d'actualité.
Nicolás Maduro est le président du Venezuela depuis 2013, après la mort d'Hugo Chávez. Son gouvernement est régulièrement critiqué par les États-Unis et plusieurs pays occidentaux pour des violations des droits de l'homme, des élections jugées non démocratiques et une crise économique majeure dans le pays. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde, mais la population souffre de pénuries alimentaires, d'hyperinflation et d'une émigration massive. Depuis des années, les États-Unis et d'autres pays tentent d'isoler Maduro diplomatiquement et économiquement, sans succès durable. L'arrestation de Maduro aurait pu être perçue comme un moyen de changer cette dynamique, mais elle comportait aussi des risques importants.
L'utilisation de Grok par Trump suggère une volonté d'évaluer les risques et les opportunités avant de prendre une décision aussi sensible. L'intelligence artificielle pourrait avoir fourni des scénarios possibles : impact sur les marchés pétroliers, réactions des alliés ou des ennemis des États-Unis, risques de représailles ou de déstabilisation régionale. Trump, connu pour son approche pragmatique et parfois imprévisible en politique étrangère, semble avoir cherché à minimiser les incertitudes avant d'agir. Cependant, l'article ne précise pas si les conseils de Grok ont directement influencé sa décision finale d'ordonner l'opération.
L'opération visant à capturer Maduro, ordonnée par Trump, a eu lieu après la consultation de Grok. Les détails de cette opération ne sont pas précisés dans l'article, mais elle s'inscrit dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et le Venezuela. Maduro, soutenu par des alliés comme la Russie et la Chine, pourrait réagir avec fermeté, voire par des mesures de rétorsion. Sur le plan international, cette action pourrait être perçue comme une escalade ou, au contraire, comme une tentative de rétablir une certaine stabilité dans la région. Les marchés pétroliers, sensibles aux crises géopolitiques, pourraient également réagir à cette nouvelle.
Cette affaire illustre l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle dans les processus décisionnels des dirigeants politiques. Grok, comme d'autres outils similaires, permet d'analyser rapidement de grandes quantités de données et de générer des synthèses exploitables. Cependant, son utilisation soulève des questions sur la fiabilité des informations fournies, la transparence des algorithmes et l'influence potentielle de ces outils sur les décisions stratégiques. Dans ce cas précis, Grok a été utilisé pour évaluer un scénario géopolitique complexe, mais l'article ne précise pas si ses recommandations ont été suivies ou contestées par les équipes de Trump.

