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Israël n’a pas accepté le plan pour Gaza soutenu par Washington, dit Nétanyahou

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 20 h

M. Trump nous a envoyé « un projet, que nous n'avons pas accepté : ce n'est pas notre projet », a-t-il dit..

Plan de paix proposé

Le 5 août 2026, le président américain Donald Trump a proposé une nouvelle feuille de route pour mettre fin à la guerre à Gaza, qui oppose Israël au mouvement islamiste Hamas depuis octobre 2023. Ce plan lie deux étapes clés : d’abord, le désarmement complet du Hamas, puis un retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza. Le Hamas a accepté cette proposition dès le 1er août, tandis que le Conseil de paix créé par Trump a rassuré Israël sur le fait que le retrait militaire ne commencerait qu’après le désarmement total du Hamas. Cette garantie visait à répondre aux craintes exprimées par certains ministres israéliens d’extrême droite, inquiets de voir Israël se retirer trop tôt.

Rejet israélien du plan

Malgré les assurances américaines, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré le 5 août 2026 que son gouvernement n’avait pas accepté le plan de paix proposé par Donald Trump. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il a précisé que ce projet n’était pas le sien et que des commentaires avaient été transmis à l’administration américaine. Nétanyahou a souligné l’importance de l’alliance entre Israël et les États-Unis, qualifiant Trump de l’un des plus grands amis d’Israël à la Maison-Blanche. Cependant, il a insisté sur le fait que la survie d’Israël ne pouvait faire l’objet de négociations, une phrase qui reflète la position ferme du gouvernement israélien face aux pressions internationales.

Position du Hamas

Le Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, a confirmé son accord avec la feuille de route proposée par Trump dès le 1er août 2026. Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a indiqué que le mouvement avait trouvé un terrain d’entente avec les autres factions palestiniennes pour appliquer cet accord. Il a appelé les États-Unis et le Conseil de paix, dirigé par Nicolaï Mladenov, à faire pression sur Israël pour qu’il respecte ses engagements. Le Hamas demande notamment que l’armée israélienne, qui occupe plus de 60 % de Gaza, se retire après le désarmement complet du mouvement.

Réactions militaires israéliennes

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a réaffirmé le 5 août 2026 que les forces israéliennes continueraient d’agir de manière proactive dans la bande de Gaza, où elles occupent plus de 60 % du territoire. Zamir a justifié cette position par la nécessité d’éviter une nouvelle menace à la frontière israélienne, en référence aux attaques du 7 octobre 2023, date à laquelle le Hamas avait lancé une offensive meurtrière contre Israël, déclenchant la guerre actuelle. Cette déclaration montre que, malgré les négociations en cours, l’armée israélienne maintient une présence militaire forte sur le terrain.

Ce que ça pourrait changer

La position de Nétanyahou intervient à quelques mois des élections législatives israéliennes prévues en octobre 2026, un scrutin qui est largement perçu comme un référendum sur son héritage politique. Les derniers sondages indiquent qu’une majorité d’Israéliens souhaitent son départ, en raison de la colère liée aux défaillances sécuritaires entourant les attaques du 7 octobre 2023. Ces élections pourraient donc avoir un impact majeur sur l’avenir du plan de paix et sur la stratégie israélienne à Gaza. Nétanyahou, candidat à un nouveau mandat, doit composer avec des pressions internes, notamment de la part de ministres d’extrême droite opposés à tout compromis territorial.

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