Une quarantaine de startups françaises présentes au «Davos français» d’Aix-en-Provence
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Les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, surnommées le «Davos français», se tiennent chaque année dans cette ville du sud de la France. En 2026, pour leur 26e édition, l’événement se déroule jusqu’au samedi 5 juillet sous le thème «Naviguer dans un monde sans repères». Il rassemble plusieurs centaines de participants issus d’une cinquantaine de pays, dont des grands patrons, des économistes, des responsables politiques, des universitaires, des investisseurs et des représentants de la société civile. L’objectif est d’échanger sur des sujets majeurs comme l’intelligence artificielle, le populisme, le risque climatique ou encore le rôle social des entreprises. Cette année, une quarantaine de startups et scale-up françaises y participent, contre seulement quelques-unes en 2025, marquant une volonté accrue de l’écosystème tech de s’impliquer dans ces débats.
Parmi les personnalités présentes à Aix-en-Provence figurent des dirigeants de grands groupes français comme Patrick Pouyanné (PDG de TotalEnergies), Alexandre Bompard (Carrefour), Benoit Bazin (Saint-Gobain), Estelle Brachlianoff (Veolia) ou Thomas Buberl (Axa). Du côté politique, plusieurs figures sont également attendues, dont Gabriel Attal, Édouard Philippe, Marine Tondelier ou François Hollande, à l’approche de la prochaine élection présidentielle. Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech, a coordonné la délégation de startups et scale-up françaises pour cette édition. Elle souligne que «les Rencontres économiques d’Aix, c’est un rendez-vous où se discute l’avenir économique du pays, et la French Tech doit faire partie de ces débats».
Une quarantaine de startups et scale-up françaises sont présentes à Aix-en-Provence cette année, couvrant des secteurs variés comme l’intelligence artificielle, la santé, la cybersécurité, le cloud, l’énergie, l’industrie, le climat, le spatial, la mobilité, le quantique ou encore les services financiers. Parmi elles, on retrouve des entreprises connues comme Back Market, Doctolib, OVHcloud, Qonto, BlaBlaCar ou Electra. Plusieurs fonds d’investissement, comme Revaia, Ring Capital ou Daphni, participent également à l’événement pour la première fois. Ces entreprises cherchent à établir des partenariats avec de grands groupes, à ouvrir des discussions commerciales ou à renforcer des relations existantes. Elles souhaitent aussi porter les enjeux de la French Tech auprès des responsables politiques, notamment sur des sujets comme le financement, les sorties (exits), la commande publique, la souveraineté et la mise à l’échelle des projets.
Pour les dirigeants des startups et scale-up, la participation aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence représente une opportunité majeure de rencontrer des interlocuteurs de haut niveau, souvent inaccessibles autrement. Julie Huguet explique que «en quelques jours, nos entrepreneurs peuvent avoir des échanges de fond avec des interlocuteurs que leurs agendas respectifs ne leur permettent pas de croiser aussi souvent qu’ils le voudraient». Cette visibilité accrue reflète une volonté de la French Tech de s’intégrer davantage dans les débats économiques nationaux. Aurélien de Meaux, cofondateur d’Electra, souligne que «le Next 40 porte bien son nom. Notre vocation est un jour d’intégrer le CAC 40», illustrant l’ambition de ces entreprises de grandir et de gagner en reconnaissance. Cependant, un frein persiste : les startups ne sont pas encore suffisamment représentées sur scène, car intervenir coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros.
La présence renforcée de la *French Tech* à Aix-en-Provence met en lumière son rôle dans la souveraineté et la compétitivité de la France et de l’Europe. Julie Huguet insiste sur le fait que *«nos entreprises contribuent directement à la souveraineté et à la compétitivité de la France et de l’Europe, et c’est ici que ces discussions doivent avoir lieu»*. Les startups et scale-up françaises, en participant à cet événement, cherchent à influencer les orientations économiques du pays et à promouvoir leurs innovations. Leur objectif est de s’imposer comme des acteurs incontournables, non seulement dans l’écosystème tech, mais aussi dans les débats stratégiques nationaux. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte où les questions de financement, de passage à l’échelle et de souveraineté technologique sont au cœur des préoccupations.

