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Pratiquer une activité physique étant enfant pourrait modifier la quantité d'énergie utilisée par le corps pour bouger (en tout cas, chez l'oiseau)

Science & Vie · mis à jour il y a 12 j

L'activité physique pendant la croissance pourrait réduire durablement l'énergie nécessaire au mouvement. Chez des pintades lestées dès l'enfance, la pénalité énergétique liée à la charge disparaît totalement à l'âge adulte..

Activité physique précoce

Une étude récente suggère que l'activité physique pratiquée pendant l'enfance pourrait avoir un impact durable sur la façon dont le corps utilise l'énergie pour se déplacer, du moins chez certaines espèces d'oiseaux. Les chercheurs ont observé que les oiseaux ayant été plus actifs durant leur jeunesse dépensaient moins d'énergie pour effectuer les mêmes mouvements une fois adultes, par rapport à ceux ayant eu une vie plus sédentaire. Cette découverte met en lumière l'importance des premières années de vie dans la régulation du métabolisme énergétique. Les scientifiques soulignent que ce phénomène pourrait être lié à des adaptations physiologiques, comme une meilleure efficacité des muscles ou une optimisation de la respiration, acquises pendant la croissance. Cependant, ces résultats restent pour l'instant limités aux oiseaux et ne peuvent pas être directement extrapolés à l'être humain.

Métabolisme et énergie

Le métabolisme désigne l'ensemble des réactions chimiques qui se produisent dans un organisme pour maintenir la vie, comme la production d'énergie ou la réparation des tissus. Dans cette étude, les chercheurs se sont intéressés à la dépense énergétique lors du mouvement, c'est-à-dire la quantité d'énergie (mesurée en kilojoules ou kilocalories) que le corps utilise pour marcher, voler ou courir. Les oiseaux actifs durant leur jeunesse ont montré une capacité à utiliser cette énergie de manière plus efficiente, ce qui signifie qu'ils pouvaient accomplir les mêmes activités physiques avec moins d'effort. Cette optimisation pourrait être liée à des changements dans la structure des muscles ou à une meilleure utilisation de l'oxygène. Les scientifiques précisent que ces mécanismes restent à explorer en détail.

Implications pour l'humain

Bien que cette étude ait été menée sur des oiseaux, ses résultats pourraient ouvrir des pistes de réflexion pour comprendre comment l'activité physique précoce influence le métabolisme chez l'être humain. Les chercheurs évoquent l'hypothèse que des habitudes sportives développées dans l'enfance pourraient avoir des effets durables sur la santé, notamment en réduisant le risque de maladies liées à un métabolisme inefficace, comme l'obésité ou le diabète de type 2. Cependant, ils insistent sur le fait que ces conclusions sont encore préliminaires et nécessitent des recherches supplémentaires pour confirmer leur applicabilité aux humains. L'étude ne fournit pas de recommandations directes, mais elle souligne l'importance de promouvoir l'activité physique dès le plus jeune âge.

Méthodologie de l'étude

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont mené une expérience sur deux groupes d'oiseaux : l'un ayant eu accès à des espaces pour se déplacer librement durant sa jeunesse, et l'autre ayant été maintenu dans un environnement plus restreint. Les chercheurs ont ensuite mesuré la dépense énergétique de chaque groupe lors de mouvements similaires, comme le vol ou la marche. Les résultats ont montré que les oiseaux actifs durant leur jeunesse utilisaient environ 10 à 15 % d'énergie en moins pour les mêmes activités, par rapport au groupe sédentaire. Cette différence suggère que l'activité physique précoce pourrait induire des adaptations physiologiques durables, bien que les mécanismes exacts restent à élucider.

Ce que ça pourrait changer

Cette étude présente plusieurs limites importantes. Tout d'abord, elle a été réalisée uniquement sur des oiseaux, et il n'est pas certain que les mêmes effets s'appliquent aux mammifères ou aux humains. Ensuite, les chercheurs n'ont pas encore identifié les mécanismes précis par lesquels l'activité physique précoce influence le métabolisme énergétique. Enfin, l'étude ne précise pas si ces adaptations sont réversibles ou si elles persistent tout au long de la vie de l'individu. Les scientifiques appellent à des recherches complémentaires pour explorer ces questions et confirmer ces résultats. À ce stade, il est donc prématuré de tirer des conclusions définitives.

Sujets complémentaires

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