Amazon a un problème avec ses satellites : il lui faut plus de fusées pour les envoyer dans l’espace
Amazon a construit son 1 000e satellite Leo, et son usine de Kirkland en produit désormais 27 par semaine. Seuls 396 sont en orbite, faute de fusées pour les lancer..
Amazon développe un projet de constellation de satellites appelé Projet Kuiper, visant à fournir un accès internet haut débit depuis l'espace. Ce projet, similaire à celui de SpaceX (Starlink) ou OneWeb, consiste à placer des milliers de satellites en orbite basse pour couvrir la Terre. En octobre 2026, Amazon a déjà lancé quelques satellites tests, mais son ambition est d'en déployer des milliers d'autres dans les années à venir. Cependant, l'entreprise rencontre un obstacle majeur : elle manque de fusées pour envoyer tous ces satellites dans l'espace à temps.
Pour déployer sa constellation, Amazon a besoin de lancer environ 3 200 satellites d'ici 2029. Or, le nombre de fusées disponibles pour des missions spatiales est limité et leur production ne suit pas le rythme nécessaire. Les fusées comme celles d'Arianespace (Europe), de SpaceX (États-Unis) ou de Rocket Lab (Nouvelle-Zélande) sont déjà très sollicitées par d'autres clients, comme des agences spatiales ou des entreprises privées. Amazon a donc dû signer des contrats avec plusieurs prestataires pour réserver des créneaux de lancement, mais cela ne suffit pas à couvrir ses besoins.
Le marché des lancements spatiaux est en pleine expansion, mais il reste dominé par quelques acteurs majeurs. SpaceX, par exemple, a déjà lancé plus de 5 000 satellites pour son propre projet Starlink et continue d'en envoyer régulièrement. Amazon doit donc rivaliser avec ces acteurs pour obtenir des fusées, ce qui peut entraîner des retards dans le déploiement de sa constellation. En 2026, l'entreprise a déjà connu des reports de lancements, ce qui pourrait impacter son calendrier initial.
Pour résoudre ce problème, Amazon explore plusieurs pistes. D'une part, l'entreprise pourrait développer ses propres fusées, mais cela prendrait des années et nécessiterait des investissements colossaux. D'autre part, elle pourrait négocier des partenariats avec de nouveaux acteurs du secteur spatial, comme des startups spécialisées dans les petits lanceurs. Enfin, Amazon pourrait aussi adapter son calendrier de déploiement pour prioriser certains satellites en fonction de leur utilité commerciale ou stratégique.

