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« Cap sur l’orbite ! » : après les doutes, SpaceX montre la trajectoire du Starship au-dessus de la Terre

Numerama · mis à jour 28 sept.

SpaceX a diffusé ce lundi 28 septembre une animation qui détaille, étape par étape, le premier vol orbital de son Starship. Le vaisseau doit rester près de dix heures dans l'espace, alors que les treize vols d'essai précédents duraient au mieux une heure environ..

Animation du vol orbital

SpaceX a publié une animation détaillée le 28 septembre 2026, illustrant les étapes clés du premier vol orbital de son vaisseau Starship. Contrairement aux 13 essais précédents, limités à environ une heure de vol suborbital, cette mission prévoit un séjour d’environ dix heures dans l’espace. L’objectif principal est de réussir la mise en orbite du vaisseau, une étape cruciale pour valider sa capacité à effectuer des missions spatiales de longue durée. Le décollage a eu lieu depuis la base de Starbase, au Texas, où les équipes de SpaceX ont suivi en direct le déroulement des opérations.

Incident technique résolu

Pendant la phase de montée, l’un des moteurs Raptor du Starship (l’étage supérieur qui transporte les charges utiles) s’est coupé prématurément. Cet incident a temporairement créé une incertitude sur la capacité du vaisseau à atteindre l’orbite. Cependant, les équipes de SpaceX ont analysé l’anomalie et confirmé que le vaisseau pouvait compenser cette défaillance. Après vérifications, elles ont autorisé la manœuvre d’insertion en orbite, évitant ainsi un report de plusieurs semaines du calendrier de SpaceX. Cette résolution a été accueillie par une clameur à Starbase, soulignant l’importance de cette étape.

Trajectoire en six étapes

La mission du Starship suit une trajectoire précise en six phases. Après 8 minutes de vol, les moteurs sont coupés sur une trajectoire suborbitale, permettant une éventuelle chute dans l’océan Indien en cas de problème. À 25 minutes, un seul moteur Raptor s’allume pendant 20 secondes pour placer le vaisseau sur une orbite à 275 kilomètres d’altitude. Entre 34 minutes et 1 heure de vol, 26 satellites Starlink V3 sont largués. Le vaisseau effectue ensuite six tours de la Terre, avant de rallumer un moteur Raptor à 8h52 pour amorcer sa descente. La rentrée atmosphérique commence vers 9h29, suivie d’un amerrissage dans le Pacifique au large du Chili à 9h50.

Survol géographique détaillé

Le Starship survole plusieurs régions du globe pendant sa mission. Après le décollage du Texas, il longe les côtes de l’Amérique du Sud, notamment le Brésil et la Guyane française, puis traverse l’océan Atlantique en direction de l’Afrique du Sud, au niveau du cap de Bonne-Espérance. Il survole ensuite l’océan Indien, avant de poursuivre au-delà de l’Indonésie et de traverser le Pacifique. Les six tours de la Terre incluent des passages au-dessus de l’Afrique, de l’Amérique du Sud, de l’Inde, de la Chine et de l’Asie du Sud-Est. Cette trajectoire permet de tester la capacité du vaisseau à naviguer sur de longues distances en orbite.

Ce que ça pourrait changer

La réussite de cette mission est un jalon majeur pour SpaceX, car elle valide la capacité du Starship à effectuer des vols orbitaux complets, une étape indispensable pour des missions futures vers la Lune ou Mars. Contrairement aux vols suborbitaux précédents, où le vaisseau retombait automatiquement dans l’atmosphère, cette fois, il doit rallumer ses moteurs pour redescendre, ce qui représente un défi technique supplémentaire. Si cette mission est un succès, elle ouvrira la voie à des lancements commerciaux et scientifiques plus ambitieux, renforçant la position de SpaceX dans le secteur spatial.

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