NapseflowNapseflow
Généraliste

Alcool au volant : Pierre-Alexandre Parenteau entame son deuxième procès

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 28 j

L'accusation de conduite avec facultés affaiblies visant l'ancienne vedette de la LNH remonte à 2020..

Nouveau procès en cours

Pierre-Alexandre Parenteau, ancien joueur de hockey professionnel ayant évolué dans neuf équipes de la LNH (Ligue nationale de hockey), est actuellement en procès pour une accusation de conduite avec facultés affaiblies datant du 3 mars 2020. Ce n’est pas son premier procès : il s’agit de son deuxième, après un premier acquittement en juin 2023. L’accusation porte sur un incident où il aurait conduit sous l’influence de l’alcool, un délit grave au Canada où la limite légale d’alcoolémie est fixée à 0,08 mg d’alcool par 100 ml de sang. Le procès se déroule en cour provinciale à Moncton, au Nouveau-Brunswick, une province bilingue où les droits linguistiques sont protégés.

Détail de l’interpellation

L’interpellation de Pierre-Alexandre Parenteau a été réalisée par le caporal Marc-André Langis, un policier en service ce soir-là. Le caporal a témoigné avoir remarqué une voiture blanche qui ne respectait pas un panneau stop et effectuait un virage brusque. À son arrivée, il a perçu une odeur d’alcool et a demandé au conducteur s’il avait consommé. Parenteau aurait répondu non. Le policier a alors expliqué qu’il devait procéder à un test d’alcoolémie (mesure du taux d’alcool dans l’haleine). Parenteau aurait commenté : Tu ne vas pas ruiner ma carrière pour deux bières, selon le témoignage du caporal. Le premier test d’haleine a donné un résultat insuffisant, mais le second a confirmé un taux d’alcool au-delà de la limite légale.

Procédure et droits linguistiques

L’avocat de la défense, Me Mathieu Boutet, a soulevé une question cruciale : les droits linguistiques de Parenteau auraient-ils été respectés lors de l’interpellation ? Le Nouveau-Brunswick est une province officiellement bilingue, où les services doivent être offerts dans les deux langues officielles du Canada, l’anglais et le français. Me Boutet a demandé aux policiers s’ils avaient vérifié la langue de préférence de Parenteau et s’ils avaient assuré une offre active (proposition systématique de services dans les deux langues). Le caporal Langis a répondu qu’il avait demandé la langue de choix de Parenteau et fait appel au sergent Gordon Brown, capable de parler français, pour les tests suivants. Le sergent Brown a confirmé avoir parlé en français avec Parenteau, bien que ce dernier ait à un moment proposé de continuer en anglais.

Compétences des policiers

La Couronne (le ministère public) a interrogé les policiers sur leur formation et leur expérience pour s’assurer que les procédures étaient conformes aux règles. Les deux policiers, le caporal Langis et le sergent Brown, ont affirmé avoir reçu la formation requise pour effectuer les tests d’alcoolémie et avoir traité des centaines de cas similaires au cours de leur carrière. Ces tests, appelés éthylotests ou alcootests, sont des outils standardisés pour mesurer le taux d’alcool dans l’haleine. Leur fiabilité est cruciale, car une erreur pourrait invalider une accusation. Les policiers ont également confirmé avoir respecté les protocoles, notamment en prenant deux échantillons d’haleine pour Parenteau.

Ce que ça pourrait changer

Cette affaire s’inscrit dans une longue *saga judiciaire* qui dure depuis plus de cinq ans. Lors du premier procès en juin 2023, Pierre-Alexandre Parenteau avait été acquitté par le juge Luc Labonté, qui avait estimé que la Couronne n’avait pas prouvé que le policier avait les qualifications nécessaires pour effectuer le test d’alcoolémie et qu’il n’y avait pas de *motifs raisonnables* (justification légale) pour arrêter Parenteau. La Couronne a fait appel de cette décision, arguant que le juge n’avait pas entendu toute la preuve. La Cour du Banc du Roi a alors ordonné un nouveau procès. Parenteau a tenté de faire appel de cette décision devant la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick, puis devant la Cour suprême du Canada, mais ses recours ont été rejetés en novembre 2025. Le prochain rendez-vous judiciaire est fixé au 15 décembre pour les *arguments finaux*.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.