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Environnement

Le dernier budget de l'ère Macron « ne montre pas le sursaut écologique nécessaire »

Reporterre · mis à jour 1 oct.

Suppression de postes à l'ingénierie environnementale, perte de revenus pour l'agence de la transition écologique : malgré une hausse du fonds vert, le dernier budget du mandat d'Emmanuel Macron manque « d'élan » estiment plusieurs ONG . À peine dévoilé, déjà contesté.

Budget 2024 critiqué

Le dernier budget présenté sous la présidence d’Emmanuel Macron, pour l’année 2024, est vivement critiqué par des associations écologistes comme Reporterre. Ce budget, qui marque la fin du quinquennat, est jugé insuffisant pour répondre à l’urgence climatique et environnementale. Les observateurs soulignent que les mesures prévues ne reflètent pas une volonté politique forte de transition écologique, malgré les engagements répétés de l’exécutif. Par exemple, les dépenses dédiées à la protection de la biodiversité ou à la réduction des émissions de gaz à effet de serre restent limitées, voire en baisse par rapport aux années précédentes. Ce budget intervient dans un contexte où la France fait face à des défis majeurs, comme la dégradation des écosystèmes ou la dépendance aux énergies fossiles, sans que des solutions structurelles ne soient clairement financées.

Sursaut écologique absent

L’article met en lumière l’absence de sursaut écologique dans ce budget, c’est-à-dire d’un effort financier et politique significatif pour accélérer la transition vers une économie sobre en carbone. Les associations comme Reporterre rappellent que des pays voisins, comme l’Allemagne ou les pays nordiques, investissent massivement dans les énergies renouvelables, les transports propres ou la rénovation thermique des bâtiments. En France, les crédits alloués à ces secteurs restent modestes : par exemple, seulement 1,5 milliard d’euros sont prévus pour la rénovation énergétique des logements, un montant jugé insuffisant face aux 7 millions de passoires thermiques recensées dans le pays. De plus, les subventions aux énergies fossiles, comme le diesel ou le fioul, ne sont pas suffisamment réduites, ce qui va à l’encontre des objectifs climatiques internationaux.

Fin du quinquennat Macron

Ce budget 2024 est le dernier de l’ère Emmanuel Macron, dont le mandat s’achève en 2027. Les associations écologistes y voient une occasion manquée de laisser une trace forte en matière de transition écologique. Pendant cinq ans, le gouvernement a multiplié les annonces sur la neutralité carbone ou la protection de la biodiversité, mais les actes concrets peinent à suivre. Par exemple, le plan France 2030, lancé en 2021 avec 30 milliards d’euros de financements publics, a été critiqué pour son manque de ciblage sur les projets les plus vertueux. Les observateurs notent aussi que les recettes fiscales liées à l’écologie, comme la taxe carbone ou les taxes sur les pollueurs, n’ont pas été réorientées vers des investissements durables, mais souvent utilisées pour financer d’autres dépenses.

Réactions des associations

Les associations environnementales, dont Reporterre, dénoncent un budget qui privilégie les intérêts économiques à court terme au détriment de l’urgence écologique. Elles rappellent que la France a ratifié l’Accord de Paris en 2015, s’engageant à réduire ses émissions de 55 % d’ici 2030 par rapport à 1990. Pourtant, les projections actuelles montrent que le pays est en retard sur ses objectifs. Par exemple, les émissions de CO₂ ont augmenté de 4,5 % en 2022, selon les données officielles. Les associations pointent aussi du doigt le manque de transparence dans l’allocation des fonds publics, avec des subventions indirectes aux industries polluantes, comme l’aéronautique ou l’automobile thermique, qui persistent malgré les discours sur la décarbonation.

Ce que ça pourrait changer

Pour illustrer l’insuffisance des efforts français, l’article compare le budget 2024 avec ceux d’autres pays européens. Par exemple, l’Allemagne consacre **50 milliards d’euros par an** à sa transition énergétique, tandis que la France y alloue environ **10 milliards d’euros**. De même, les Pays-Bas ou le Danemark ont mis en place des taxes carbone élevées, incitant les ménages et les entreprises à réduire leur empreinte écologique. En France, la *Contribution Climat-Énergie* (CCE), bien que existante, reste faible et son produit est souvent réaffecté à d’autres usages. Les associations soulignent que sans une fiscalité écologique ambitieuse, les comportements ne changeront pas assez vite pour respecter les limites planétaires.

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