NapseflowNapseflow
Tech

La Grèce pose un ultimatum au Royaume-Uni : s’il veut revenir dans l’UE, il devra restituer ce trésor de l’Antiquité

Presse-Citron · mis à jour il y a 29 j

Il y a deux siècles, Londres a pillé les marbres qui ornaient le temple du Parthénon sur l’Acropole d’Athènes. La Grèce exige leur restitution..

Ultimatum grec

La Grèce a posé un ultimatum au Royaume-Uni : si ce dernier souhaite réintégrer l’Union européenne (UE), il devra restituer les marbres du Parthénon, conservés au British Museum depuis près de deux siècles. Cette exigence a été formulée par le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis lors d’une conférence à Athènes. Pour Athènes, la question n’est pas un simple différend culturel, mais un enjeu fondamental lié à l’identité européenne et à la restauration d’un monument symbolique. Le gouvernement grec considère que cette restitution est une condition sine qua non pour tout rapprochement entre Londres et Bruxelles, soulignant que le retour des marbres pourrait servir de base à une coopération culturelle renforcée entre les deux pays.

Origine des marbres

Les marbres du Parthénon sont des sculptures en marbre datant du Ve siècle avant J.-C., réalisées sous la direction du célèbre sculpteur grec Phidias. Ces œuvres ornaient le temple du Parthénon, situé sur l’Acropole d’Athènes, un site emblématique considéré comme le berceau de la démocratie athénienne. Les marbres représentaient des scènes mythologiques, des divinités et des épisodes de la vie civique de l’époque, illustrant ainsi l’importance culturelle et politique de la Grèce antique. Au début du XIXe siècle, sous l’Empire ottoman qui occupait alors la Grèce, Lord Elgin, ambassadeur britannique auprès de la Sublime Porte, a fait détacher et transporter à Londres une grande partie de ces sculptures survivantes. Elles ont ensuite été vendues au British Museum, où elles sont exposées depuis.

Débat restitution

La Grèce affirme que les marbres du Parthénon ont été pillés de manière illégale et arrachés à leur monument d’origine, ce qui en fait une question de restitution et non de prêt temporaire. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a rejeté catégoriquement l’idée d’un simple prêt, comme celui proposé pour la Tapisserie de Bayeux entre la France et le Royaume-Uni. Pour Athènes, la réunification permanente des marbres avec le Parthénon est indispensable, car ces éléments sont indissociables du monument et de son histoire. Mitsotakis a souligné que cette restitution pourrait renforcer la coopération culturelle entre la Grèce et le Royaume-Uni, en ouvrant la voie à des expositions, des recherches et des échanges entre les musées des deux pays.

Enjeux juridiques

La restitution des marbres se heurte à un obstacle juridique majeur au Royaume-Uni. Une loi britannique de 1963 interdit en effet au British Museum de céder définitivement les œuvres de ses collections. Pour contourner cette interdiction, une intervention du Parlement britannique serait nécessaire afin de modifier le texte de loi. Cette situation place le Premier ministre britannique Andy Burnham dans une position délicate, d’autant plus qu’il s’était publiquement engagé en 2023 à restituer les marbres « sans conditions ». Burnham avait alors évoqué l’idée que la culture pourrait aider le Royaume-Uni à améliorer son image internationale. Cependant, la complexité juridique rend cette promesse difficile à tenir sans un soutien politique fort.

Ce que ça pourrait changer

Kyriakos Mitsotakis a insisté sur la dimension symbolique de la restitution des marbres du Parthénon. Pour lui, ces œuvres sont étroitement liées à l’émergence de la démocratie athénienne, un système politique fondateur de la civilisation occidentale. Il a souligné que la réunification du monument enverrait un message fort à une époque où les principes démocratiques sont remis en cause dans le monde. Selon lui, restaurer l’unité du Parthénon ne serait pas seulement une question de justice culturelle, mais aussi un acte politique et moral visant à réaffirmer les valeurs européennes. Cette position place la Grèce en première ligne pour défendre une vision de l’Europe fondée sur l’héritage antique et les idéaux démocratiques.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.