Téhéran frappe en Jordanie et dans le Golfe après des attaques sur ses pétroliers
L’Iran dit aussi avoir capturé l’un des drones sous-marins «les plus modernes de l’armée américaine»..
Les Gardiens de la Révolution, une force militaire iranienne chargée de défendre le régime et de promouvoir l’idéologie islamique en Iran, ont annoncé avoir mené deux types d’attaques le 9 septembre 2026 en réponse à des frappes américaines contre des pétroliers iraniens. D’abord, ils ont tiré vingt missiles vers une base militaire américaine située à Al-Azraq, en Jordanie, à 100 km à l’est de la capitale Amman. Selon eux, ces missiles ont endommagé des infrastructures abritant des avions de combat comme les F-35, F-16 et F-15, ainsi que des abris pour avions. L’armée jordanienne a confirmé avoir intercepté 18 de ces missiles, les deux autres tombant dans des zones désertes. Ensuite, les Gardiens ont attaqué vingt navires dans le Golfe, dont deux destroyers américains, huit pétroliers et dix autres navires, affirmant agir en représailles à des attaques américaines ayant détruit cinq pétroliers iraniens la veille.
Les tensions entre l’Iran et les États-Unis ont provoqué une hausse des prix du pétrole. Le 8 septembre 2026, l’armée américaine a détruit cinq pétroliers iraniens en représailles à des attaques des Gardiens de la Révolution contre un navire militaire américain. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a prévenu que toute nouvelle attaque iranienne contre des navires américains entraînerait la destruction de pétroliers iraniens. Cette annonce a fait monter le prix du Brent, un type de pétrole de référence, qui a frôlé les 100 dollars le baril dans les échanges en Asie. Le général iranien Ali Abdollahile avait déjà averti que toute attaque contre des pétroliers iraniens déclencherait des frappes iraniennes contre des bases américaines dans la région. Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz, reste paralysé depuis le début des hostilités.
Les Gardiens de la Révolution ont également affirmé avoir capturé un drone sous-marin américain moderne à l’entrée du détroit d’Ormuz, une zone stratégique pour le transport maritime. L’armée américaine a reconnu la perte d’un drone, précisant qu’il s’agissait d’un modèle ancien ayant connu une panne, sans confirmer s’il s’agissait de celui capturé par l’Iran. Par ailleurs, la télévision d’État iranienne a confirmé des attaques contre deux destroyers américains avec des missiles balistiques. Ces incidents surviennent malgré un cessez-le-feu instauré en avril 2026, qui avait suspendu une première phase de bombardements intensifs déclenchée après une attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février 2026. Les négociations diplomatiques restent bloquées, l’Iran exigeant désormais une autorisation pour les navires souhaitant franchir le détroit d’Ormuz, une demande rejetée par les États-Unis et plusieurs pays de la région.
En réponse aux tensions, les États-Unis ont intensifié leur pression sur l’Iran. Le 8 septembre 2026, ils ont placé l’intégralité du secteur aérien iranien sur leur liste noire de sanctions, menaçant de punir toute organisation collaborant avec les compagnies aériennes iraniennes, notamment *Mahan Air* et *Iran Air*. Cette mesure s’ajoute au blocus déjà en place sur les ports iraniens. Ces sanctions visent à affaiblir l’économie iranienne et à limiter sa capacité à mener des actions militaires ou à soutenir des groupes armés dans la région. Le détroit d’Ormuz, où se concentrent ces tensions, est un point de passage crucial pour le commerce mondial de l’énergie, et son blocage ou sa militarisation perturbe gravement les marchés mondiaux.

