NapseflowNapseflow
Sciences

Alors que le Danube s'assèche, ce pays d'Europe arrête un deuxième réacteur nucléaire

Science & Vie · mis à jour il y a 17 j

Une centrale peut continuer à refroidir son cœur à l’arrêt tout en manquant d’eau pour produire de l’électricité. En Roumanie, le niveau exceptionnellement bas du Danube a précisément imposé cette précaution.

Danube en baisse

Le Danube, l’un des plus longs fleuves d’Europe traversant dix pays dont la Roumanie, connaît un niveau d’eau exceptionnellement bas en 2022. Ce phénomène, lié à une sécheresse prolongée et à des températures élevées, réduit le débit d’eau disponible. Le fleuve sert de source de refroidissement pour plusieurs infrastructures industrielles, dont des centrales nucléaires. Un niveau d’eau trop bas empêche ces installations de fonctionner normalement, car elles dépendent d’un apport constant en eau pour évacuer la chaleur produite par leurs réacteurs ou leurs machines. En Roumanie, cette situation a directement impacté la centrale nucléaire de Cernavodă, située sur les rives du Danube.

Réacteurs à l’arrêt

La Roumanie a dû arrêter ses deux réacteurs nucléaires de la centrale de Cernavodă, car le niveau du Danube était trop bas pour assurer leur refroidissement. Une centrale nucléaire produit de l’électricité grâce à la fission d’atomes, un processus qui génère une chaleur intense. Même à l’arrêt, un réacteur doit continuer à être refroidi pendant plusieurs jours, voire semaines, pour éviter une surchauffe du cœur (partie centrale du réacteur contenant le combustible nucléaire) et un risque d’accident. Sans eau en quantité suffisante, cette opération devient impossible. Les réacteurs de Cernavodă, d’une puissance totale de 1 400 mégawatts (MW), fournissent environ 20 % de l’électricité roumaine. Leur arrêt a donc réduit la production énergétique du pays.

Ce que ça pourrait changer

Face à la baisse du niveau du Danube, les autorités roumaines ont tenté une solution d’urgence : détourner davantage d’eau vers la centrale de Cernavodă. Ce chantier, mené en urgence, visait à creuser ou à modifier des canaux existants pour augmenter le flux d’eau arrivant jusqu’aux installations. Cependant, cette tentative a échoué, probablement en raison de la persistance de la sécheresse ou de contraintes techniques. Sans succès, les responsables ont dû se résoudre à couper les réacteurs, une décision prise pour éviter tout risque de surchauffe ou de panne majeure. Aucun délai précis n’est mentionné pour la reprise des réacteurs, mais leur redémarrage dépendra du retour à un niveau d’eau normal dans le Danube.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.