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Un nouveau CRISPR ? L’IA Claude découvre un système inédit qui pourrait aussi modifier les gènes des êtres vivants

Presse-Citron · mis à jour il y a 21 j

Anthropic indique qu'en utilisant Claude, il a identifié un nouveau système qui aurait des caractéristiques similaires à CRISPR et qui pourrait donc servir à modifier des gènes. De nouvelles recherches sont déjà en cours pour identifier la fonction de ce système..

IA et découverte génétique

L’entreprise Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, a annoncé avoir découvert une machine moléculaire potentiellement capable de modifier les gènes, grâce à son IA Claude. Cette découverte, encore en phase d’hypothèses, pourrait représenter un nouveau mécanisme d’édition génique similaire à CRISPR, un outil déjà connu pour sa capacité à couper, copier ou coller des séquences d’ADN. Dario Amodei, PDG d’Anthropic, souligne que ce résultat équivaut au niveau d’un doctorat en biologie. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer l’utilité réelle de ce système dans l’édition génique. Cette avancée illustre comment l’IA peut accélérer la recherche scientifique en analysant des données complexes, ici des séquences d’ADN, plus rapidement qu’un expert humain.

Méthode de recherche automatisée

Pour identifier cette nouvelle machine moléculaire, Anthropic a utilisé 950 agents de l’IA Claude qui ont travaillé pendant 21 heures. Ces agents ont analysé une base de données de séquences d’ADN en examinant plus de 200 000 transcriptases inverses (des enzymes qui transforment l’ARN, une molécule proche de l’ADN, en ADN). Après une première sélection de 3 500 candidats, l’IA a réduit la liste à 20 transcriptases inverses prometteuses. Parmi elles, une famille de ces enzymes présentait des schémas répétitifs comparables à ceux observés dans CRISPR. Cette analyse, qui aurait pris des semaines ou des mois à un humain, a été réalisée en un temps record grâce à l’automatisation par l’IA. Claude a ensuite proposé des expériences en laboratoire pour valider ses hypothèses.

Système ART et bactériophages

Les expériences menées en laboratoire par les employés d’Anthropic ont confirmé l’existence d’un système enzymatique inédit, présent dans des bactériophages (des virus qui infectent les bactéries). Ce système, baptisé array-associated reverse transcriptases (ART), partage des caractéristiques avec CRISPR, notamment la capacité à manipuler l’ADN. Cependant, sa fonction exacte et son utilité potentielle en biotechnologie restent encore inconnues. Anthropic précise que des recherches supplémentaires sont en cours pour élucider ces aspects. Dario Amodei, PDG de l’entreprise, indique que l’importance de ce système n’est pas encore établie et que la communauté scientifique pourrait remettre en question ces conclusions. Cette découverte ouvre nonetheless des perspectives pour l’édition génique, bien que son application pratique ne soit pas encore démontrée.

Rôle de l’IA dans la science

Cette découverte met en lumière le rôle croissant de l’IA dans la recherche scientifique, notamment en biologie. Anthropic souligne que l’utilisation de l’IA à tous les niveaux de la recherche pourrait permettre de soigner presque toutes les maladies d’ici 5 à 10 ans. Cependant, les capacités avancées de l’IA en biologie comportent aussi des risques, notamment si elles étaient utilisées à des fins malveillantes. Pour limiter ces dangers, Anthropic a restreint l’accès à sa version la plus performante de Claude (appelée Claude Mythos), réservée à l’entreprise et à des partenaires sélectionnés. La version grand public, Claude Fable 5.1, est moins puissante pour des raisons de sécurité. Anthropic a également développé un protocole permettant à Claude de communiquer avec des équipements de laboratoire, mais cette fonction n’a pas encore été utilisée pour des expériences autonomes.

Ce que ça pourrait changer

À l’avenir, *Claude* pourrait non seulement analyser des données, mais aussi piloter directement des expériences en laboratoire. *Anthropic* a déjà mis au point un système permettant à l’IA de contrôler des appareils physiques, comme des équipements de labo. Cependant, cette capacité n’a pas encore été déployée pour des recherches autonomes. Dario Amodei explique que, à terme, *Claude* pourrait réaliser des expériences en toute sécurité, en gérant l’équipement et en appliquant les protocoles de sécurité nécessaires. Cette évolution pourrait révolutionner la recherche en biologie en accélérant les découvertes et en réduisant les erreurs humaines. Pour l’instant, ces avancées restent au stade expérimental, mais elles ouvrent des pistes prometteuses pour l’édition génique et la médecine.

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