Mourir, ça ressemble à ça
On tue l’avenir pour épargner le présent. On est pas écœurés de mourir (bande de caves) ?.
L'article critique le déroulement de la campagne électorale québécoise, marquée par des stratégies de marketing politique axées sur des mesures ciblées comme des taxes ou des services publics. Les partis politiques évitent les sujets complexes comme les infrastructures défaillantes, le vieillissement démographique ou les déficits structurels. Aucun parti, à l'exception d'un parti de gauche marginal, n'aborde sérieusement la question environnementale, pourtant cruciale. Le texte souligne que les enjeux écologiques, comme l'effondrement climatique, la perte de biodiversité ou la pollution pétrochimique, sont systématiquement ignorés au profit de promesses électorales simplistes. L'auteur dénonce cette approche qui sacrifie l'avenir pour des gains immédiats, sans remettre en cause le modèle économique actuel.
L'article alerte sur l'urgence des crises écologiques en cours, illustrées par des exemples concrets comme la disparition massive d'espèces animales et végétales depuis 50 ans, la présence de microplastiques dans l'alimentation et même dans le placenta des femmes enceintes, ou encore les vagues de chaleur extrême en Europe en 2026. Ces phénomènes entraînent des pertes agricoles, des pénuries d'eau et une inflation alimentaire persistante. L'auteur souligne que ces signes avant-coureurs (canaris dans la mine) annoncent une catastrophe écologique inévitable si aucune action radicale n'est entreprise. Il questionne la capacité des sociétés modernes à réagir face à ces menaces, alors que les solutions existent mais sont systématiquement ignorées par les décideurs politiques.
L'article remet en cause la notion de PIB (Produit Intérieur Brut), une mesure économique qui évalue la richesse produite par un pays, mais qui ne tient pas compte des externalités négatives comme la pollution ou l'épuisement des ressources naturelles. L'auteur qualifie le PIB de mesure de l'enflure morbide de l'économie, soulignant que cette croissance infinie, basée sur l'exploitation des énergies fossiles et le gaspillage, est insoutenable. Il critique également l'obsolescence programmée, pratique industrielle qui réduit délibérément la durée de vie des produits pour stimuler la consommation. L'article plaide pour une remise en question de ce modèle économique, jugé incompatible avec les limites planétaires.
L'auteur accuse les lobbys industriels et les partis politiques de bloquer toute transition écologique sérieuse. Il dénonce une écosystème politique nécrosé, où les décisions sont dictées par des intérêts économiques à court terme plutôt que par l'intérêt général. Les partis politiques, selon lui, sont soit incapables de voir les dangers écologiques (abrutis), soit complices en les ignorant volontairement (arnaque). Le texte souligne que cette inertie politique nourrit un cynisme collectif et empêche toute réforme structurelle. L'auteur appelle à un réveil des décideurs, sous peine de voir la population se mobiliser massivement contre leur inaction.
Face à cette impasse, l'article propose un modèle alternatif pour le Québec, centré sur trois piliers : les forêts, l'agriculture et l'énergie. Il suggère de valoriser les ressources forestières avec des savoir-faire locaux et en collaboration avec les Premiers Peuples (peuples autochtones), plutôt que d'exporter des matières brutes. Pour l'agriculture, il prône le soutien aux fermes de taille moyenne, l'agroforesterie et la permaculture, afin de réduire la dépendance alimentaire envers les États-Unis. Concernant l'énergie, il critique le PGIRE (Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques) du gouvernement caquiste, qui prévoit de doubler la production d'électricité d'ici 2050 sans plan clair pour son utilisation durable. L'auteur plaide pour une énergie utilisée comme levier de transformation industrielle et d'autonomie économique.
L'article conclut par un appel à un *renouveau collectif*, soulignant que la responsabilité ne repose pas uniquement sur les politiciens, mais sur l'ensemble de la société. Il cite l'adage *« on a les politiciens qu’on mérite »*, invitant chacun à remettre en question ses propres habitudes et à exiger des changements. Le texte se termine par une citation du poète *Claude Péloquin* : *« Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves ? C’est assez ! »*, qui résume l'urgence d'agir face à l'inaction généralisée. L'auteur espère que cette prise de conscience collective pourrait enfin briser le cycle de l'immobilisme politique et économique.

