NapseflowNapseflow
Tech

Adieu SpaceX ? Ces 7 fusées doivent rendre l’Europe souveraine

Presse-Citron · mis à jour il y a 7 j

Alors que l’Europe a plus que jamais besoin de son propre accès à l’espace, une nouvelle génération de pépites affûte ses propres fusées pour reprendre le contrôle des orbites. Découvrez les plus prometteuses d’entre elles..

Contexte européen

L’Europe cherche à retrouver une autonomie d’accès à l’espace pour réduire sa dépendance aux lanceurs américains comme SpaceX. Ce besoin de souveraineté spatiale s’inscrit dans un contexte où le marché des petits et moyens satellites est en forte croissance. Pour y répondre, l’écosystème européen du New Space (nouvelle génération d’entreprises spatiales privées) se structure autour de projets innovants et de partenariats industriels. Plusieurs startups européennes développent des fusées conçues pour être compétitives sur ce marché stratégique, avec des technologies variées allant de la propulsion hybride aux moteurs réutilisables. L’enjeu est double : assurer un accès indépendant à l’orbite et renforcer la position de l’Europe dans un secteur dominé par les États-Unis et la Chine.

Spectrum d'Isar Aerospace

Isar Aerospace, une entreprise allemande basée à Munich, a développé Spectrum, une fusée de 28 mètres de haut conçue pour placer jusqu’à 1 000 kilogrammes de charge utile en orbite basse. Ce lanceur à deux étages est le premier conçu par une entreprise privée européenne à avoir envoyé des satellites en orbite, marquant une étape clé pour l’autonomie spatiale du continent. Spectrum utilise des infrastructures européennes comme le port spatial d’Andøya en Norvège et le pas de tir Diamant à Kourou en Guyane. La société travaille déjà sur des versions améliorées pour augmenter sa capacité d’emport. Ce projet illustre l’ambition de l’Europe à rivaliser avec les acteurs privés américains en misant sur l’innovation et des infrastructures locales.

Miura-5 de PLD Space

PLD Space, une startup espagnole, développe Miura-5, un lanceur de 35 mètres de haut capable de placer jusqu’à 540 kilogrammes de charge utile en orbite héliosynchrone. Ce lanceur à deux étages, dont le premier est récupérable, s’appuie sur l’expérience acquise avec son démonstrateur suborbital Miura 1. PLD Space dispose de son propre pas de tir au Centre spatial guyanais de Kourou et vise une production industrielle régulière. La société prépare également des évolutions futures, comme la famille Miura Next, un lanceur plus puissant. Ce projet montre comment l’Espagne contribue à la souveraineté spatiale européenne en combinant réutilisabilité et innovation technologique.

Maia de MaiaSpace

MaiaSpace, une filiale française d’ArianeGroup, conçoit Maia, un mini-lanceur réutilisable de 50 mètres de haut. Ce lanceur à deux étages peut placer jusqu’à 1 500 kilogrammes de charge utile en orbite basse en version consommable, et environ 500 kilogrammes avec un premier étage récupéré. Maia utilise le moteur réutilisable Prometheus, qui équipera aussi le démonstrateur Themis et les futurs lanceurs lourds européens succédant à Ariane 6. La société a inauguré une usine d’assemblage à Vernon dans l’Eure et prépare des évolutions stratégiques, comme l’ajout d’un troisième étage optionnel nommé Colibri, capable d’augmenter la capacité à 2,5 tonnes. Ce projet s’inscrit dans la stratégie européenne de développement de technologies réutilisables.

Sirius de Sirius Space

Sirius Space Services, une startup française fondée en 2020, développe une famille de lanceurs réutilisables : Sirius-1, Sirius-13 et Sirius-15. Ces fusées visent le transport de petits satellites jusqu’à 1 100 kilogrammes en orbite basse. La société se distingue par une fabrication ultra-intégrée et l’utilisation de l’impression 3D métallique. Elle a récemment validé le premier essai d’allumage de son moteur-fusée STAR-1, fonctionnant au méthane et à l’oxygène liquide. Double lauréate du plan France 2030, Sirius Space prépare des essais de poussée nominale à Vernon et prévoit son premier vol inaugural en 2028. Ce projet illustre l’innovation industrielle française dans le secteur spatial.

Zephyr de Latitude

Latitude, une startup française basée à Reims, développe Zephyr, un micro-lanceur de 19 mètres conçu pour le marché des nanosatellites et microsatellites. Ce lanceur utilise un moteur imprimé en 3D fonctionnant au kérosène et à l’oxygène liquide, ce qui permet de réduire les coûts et d’assurer une production à haute cadence. Latitude prépare les étapes de qualification pour un vol inaugural depuis le Centre spatial guyanais de Kourou. La société envisage également des versions plus puissantes de Zephyr, grâce à une approche modulaire. Ce projet montre comment la France mise sur des technologies innovantes et des coûts maîtrisés pour se positionner sur le marché des petits lanceurs.

SL1 de HyImpulse

HyImpulse, une spin-off du centre de recherche aérospatial allemand (DLR), développe SL1, un lanceur léger de 27 mètres utilisant une propulsion hybride combinant de la paraffine solide (cire à bougie) et de l’oxygène liquide. Ce mélange non toxique et stable réduit la complexité des systèmes d’alimentation. HyImpulse a déjà réussi un tir d’essai de sa fusée sonde SR75 en Australie et prépare un second essai. La société vise la qualification de SL1 pour un vol inaugural d’ici fin 2025, avec des opérations depuis le port spatial de SaxaVord dans les îles Shetland. Ce projet se distingue par son approche technologique originale et son adaptation aux besoins des constellations de satellites.

Ce que ça pourrait changer

Rocket Factory Augsburg (RFA), une startup bavaroise créée en 2018 au sein du groupe OHB, développe **RFA One**, un lanceur léger de 30 mètres utilisant une architecture à **combustion étagée** pour son moteur **Helix**, alimenté au kérosène et à l’oxygène liquide. Cette technologie, rare sur les micro-lanceurs, permet un haut rendement énergétique. RFA s’inspire des méthodes de l’industrie automobile pour réduire ses coûts, en utilisant des composants métalliques soudés et de l’acier inoxydable standard. Malgré un essai statique du premier étage ayant explosé en 2024, la société a reconstruit un modèle et vise un vol inaugural reporté à l’été 2026 en raison d’une anomalie sur son pas de tir. RFA One reste un projet clé pour l’Europe, combinant innovation et réduction des coûts.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.